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Les visites PASSION’NANTES

  mardi 05 mai 2015

"  Promenade au Champ de Mars" 

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C’est avec plaisir que nous retrouvons notre Conférencier Ghislain de La Gâtinais.

Le rendez vous est devant le Lieu Unique : LU.

Les nantais que nous sommes savent bien que derrière ce LU il y a le LU « Petit beurre »,  l’emblématique biscuit de Nantes, création du ménage  Jean-Romain Lefèvre et de son épouse Isabelle Utile.

Comme la famille avait un sens aigu des affaires elle installe ses usines sur ce terrain périphérique, la « prairie de la Madeleine », bien desservie par la Loire, l’Erdre, la route et plus tard par les chemins de fer.

Et pour que l’enseigne de l’entreprise soit bien visible, l’architecte Auguste Bluysen élève deux tours phares en pendant des tours du château des Ducs de Bretagne et magnifiquement décorées au goût du début de ce siècle.

Hélas dans les années 70, à l’heure où on ne jurait que par les autoroutes pénétrant les centres villes le boulevard Carnot devint un grand axe de pénétrante, avec la nouvelle ligne de pont et l’élargissement du pont de chemin de fer.

Les deux tours devaient être rasées. Il n’en reste plus qu’une, bien restaurée. 

 

De la tour LU nous filons vers une autre flèche en face de la Gare Sud : le site des  « Compagnons du tour de France »

Plus précisément l’Association ouvrière des compagnons du devoir du tour de France (AOCDTF), Qui n’a pas déjà remarqué cette flèche torsadée ?

 

Là nous sommes reçus par un ancien Compagnon  Jacques Metay, qui après un CAP de maçon est entré là en 1953  à la construction de la Maison, en décidant, au grand dam de sa famille d’y rester.Après un tour de France de 4 ans il a été admis compagnon avec le nom de «  La constance de Chefoie »

Notre groupe circule de » chefs d’œuvres » en « chefs d’œuvre »s tandis de Jacques Metay, enthousiasmé par ce qu’il a vécu nous raconte l’historique des Compagnons.

Cette histoire remonte au Haut Moyen-Age, à une époque ou les 3  grands ordres étaient   

  • L’adoubement du chevalier 
  • L’ordination du prêtre   
  • La réception du Compagnon

Le compagnonnage apparait donc à l’époque des Cathédrales. Ces tailleurs de pierre et charpentier, enfants des grands ordres de Cluny puis de Cîteaux, se déplaçaient de chantiers en chantiers et étaient très considérés

Les aléas de notre histoire allaient semer le désordre chez les Compagnon : les guerres de religions entrainant le départ vers l’Angleterre d’un grand nombre.

L’Angleterre ayant été aussi le berceau de la franc maçonnerie, c’est développe J. Metay, l’explication qu’un grand nombre de traditions, rites initiatiques, symboles des compagnons se retrouvent chez les francs-maçons. Mais précise Jaques Métay, la franc-maçonnerie se positionne dans le domaine de l’intellectuel alors que le compagnonnage reste dans celui du manuel.

 

Aujourd’hui le parcours du compagnon passe par trois étapes :

  • L’Apprenti, dans les CFA (Centre de Formation d’Apprenti) en vue de l’obtention du CAP
  • L’Adoption, qui est un passage d’insertion dans la communauté (étape difficile), et le voyage, qui peut durer 4 ou 5 ans, avec les changements de villes environ tous les 6 mois, régulés par un maître de corporation.
  • La Réception comme Compagnon.

C’est à cette dernière étape que le Compagnon présente son chef d’œuvre sur lequel il a travaillé des centaines d’heures

Chaque étape fait l’objet d’une  cérémonie, en présence de beaucoup de monde, marquée par de nombreux et anciens chants, ostension d’emblèmes, exercices de rites initiatiques 

Ces cérémonies ont lieu dans la grande Salle à Manger 

                            

Le recrutement est parfois difficile, dû en partie au nombre trop important de maisons des compagnons et à l’exigence de cette vie de tour de France.

Ainsi après la guerre de 14-18 le compagnonnage a failli disparaître, à cause des ravages dans les jeunes classes d’âges.

Une autre cause est aussi l’existence de plusieurs mouvements de compagnons

Les ressources des maisons des compagnons sont

  • Des subventions (apprentissage)
  • Les loyer payés par les compagnons pour leur logement et pension.

Le compagnonnage reste une école remarquable, capable d’assurer une formation  à des métiers traditionnels, basée sur l’apprentissage, la vie en communauté et le voyage appelé Tour de France.

Près d’une trentaine de métiers sont proposés tels que : sellier, tonnelier, pâtissier, forgeron, couvreur, charpentier, etc.

Et le but pour tous, nous rappelle jacques Metay est de toujours « continuer l’œuvre de la création »

Merci à ces fabuleux artisans 

 

Après cette visite qui aurait bien duré la journée !..  les deux groupes se sont retrouvés dans un de ces nouveaux restaurants d’un quartier en plein remodelage.

 

 

Published by Passion'Nantes - dans Rapports - Comptes rendus

Agenda des prochaines visites

mardi 07 mar 2017: Pornic

jeudi 11 mai 2017 : Saumur Cadre Noir

jeudi 08 juin 2017 : Lohéac musée automobile

mardi 10 oct 2017:  Les Pépinières de l'Erdre

mardi 14 nov 2017: L'opération Chariot (St Nazaire)

 

 

 

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