25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 13:28

 

 

Après plusieurs semaines de discussions, de préparatifs, les membres du bureau ont réussi à organiser la journée souhaitée par la majorité des adhérents de Passion’Nantes :  faire rencontrer à nos épouses les autres membres,  faire découvrir l’organisation des visites et l’originalité de nos sorties masculines.

Le lundi 7 juin 2010 sera marqué d'une croix blanche sur le calendrier de Passion’Nantes. Pourquoi ? : parce que nous sommes une association qui ne regroupe « que » des hommes et pour la première fois nous avons convié les épouses à partager notre visite de l’Erdre  sur la péniche  Diva qui nous était dédiée, parce que ce  fut notre première sortie en bateau (si on ne prend pas en compte le navibus pour nous rendre à Trentemoult), que ce fut notre premier dîner,  que la réunion se faisait un lundi et non le mardi traditionnel… et qu’il faisait beau.

visite-10---Erdre 094385 personnes avaient répondu présentes. Dès 17 h 30 l'embarcadère devenait le salon mondain nantais du jour. A 18H nous embarquons pour mieux voir la plus belle rivière de France selon François 1erCopie de françois 1er

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La remise des badges fut facile mais de les coller sur les vestes fut une autre histoire... visite-10---Erdre 0955


I - De Nantes à Sucé-sur-Erdre

Le meilleur moyen de découvrir l'Erdre  et ses «Folies» - plus ou moins réelles-, est de le faire sur l'eau, car la rivière, bordée de propriétés privées, est difficilement accessible à pied.  Suivons donc le fil de l'eau de  Nantes jusqu’à Sucé-sur-Erdre ...


L'Erdre … un peu d’histoire

La rivière n'était primitivement qu'un ruisseau, comme elle l'est encore entre Nort et Candé. Dans la deuxième partie du VIème siècle, l'évêque ST FELIX fit construire à NANTES une chaussée dite "chaussée Barbin" (quai de Barbin) qui traversait la rivière. Il en résulta une montée spectaculaire du niveau de l'eau. Les rives furent inondées et les parties marécageuses devinrent un grand lac de plus d'un kilomètre carré, ce sont les plaines de Mazerolles.

 Dès lors, l'Erdre se transforma en une belle et large rivière et, devenue navigable, elle constitua un moyen de communication pour les voyageurs et les marchandises - les routes étant pratiquement inexistantes entre NANTES et SUCE.   L'époque féodale marque le partage de SUCE en deux grands fiefs: celui de l'évêque de Nantes et celui des Rohan.

 Le Protestantisme: Dès 1558, les Calvinistes commencèrent à pénétrer dans Nantes et ses environs. Sous le règne de Charles IX éclate en 1562, la première guerre de religion. L’Edit de Janvier de cette même année, interdisait aux Huguenots d'exercer leur culte à Nantes. Ils devaient s'éloigner de 3 lieues de la ville pour se réunir.

 L'Erdre étant désormais navigable, ils s'installèrent à Sucé sur le fief des Rohan, dans une grange qu'ils transformèrent en temple. L'actuelle Cour GAILLARD, à l'entrée du bourg, appelée à l'époque  "LA HUGUENOTERIE" et les bâtiments de cette cour furent édifiés par les protestants. Chaque dimanche ils arrivaient de NANTES dans un chaland construit à cet effet.   En 1682 commencèrent les persécutions et en 1685, année de la révocation de l'édit de Nantes, le temple fut détruit.


Un peu de navigation …

Le barrage sur l’Erdre - c'était proba­blement une des principales raisons de sa construction - créait une belle voie d'eau, navigable jusqu'à Nort sur Erdre. Elle pénétrait profondément au cœur du Comté nantais. Un important trafic commercial s'y était déve­loppé : bois de chauffage et bois d'œuvre, fer des forges du haut pays, charbon des mines de Nort, matériaux de construction .... Des bateaux à fond plat, "les sentines", descendaient et remontaient continuellement les ri­verains qui apportaient leurs récoltes aux marchés de la ville. Quelques faits divers montrent l'importance du trafic : en février 1715, une sentine chavire en face du château de la Desnerie, quarante à cinquante passagers sont noyés.. D'innombrables cartes postales anciennes montrent les quais de l'Erdre encombrés de toutes sortes de matériaux.

 

Jusqu'au début des années 1830, la navigation s'arrêtait obligatoire­ment au port de Barbin, situé à l'emplacement de notre pont de la Motte-Rouge et de la gare fluviale .  

 

A cette époque, s'achevait la réalisation d'un vieux projet : relier Nantes à Brest par un canal à l'intérieur des terres, afin d'éviter les mauvaises rencontres maritimes avec les navires anglais. Une nouvelle écluse fut construite près du confluent, on perça une ouverture dans la Chaussée de Barbin. Du coup, le niveau amont baissa d'une soixantaine de centimètres, tandis que le niveau aval s'élevait d'autant, rendant un peu plus marécageuses les rives de l'Erdre dans la traversée de la ville. En 1885, le pont de la Motte-Rouge était ouvert, on enleva la vieille Chaussée millénaire devenue inutile. La première pierre de l'écluse avait été posée en 1828 ; dès sa mise en service, les bateaux à vapeur construits dans les chantiers des bords de la Loire purent pénétrer dans l'Erdre, ce qui n'allait pas sans poser de gros problèmes : les mariniers traditionnels craignaient fort leur concurrence, et les lavandières maudissaient le brassage de vase qui souillait un peu plus les eaux qu'elles utilisaient.

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Mais l'Erdre n'avait pas de chemin de halage, sa largeur et ses rives marécageuses ne s'y prêtaient guère. On utilisait aussi la voile, lorsque les vents soufflaient dans le bon sens : chalands et sentines, dépourvus de quille ou de dérive, ne pouvaient pas louvoyer.

 

 

comblement erdre 1L'ouverture du canal de Nantes à Brest, dans les années 1830, rendit plus aigu le besoin d'un chemin de halage. En 1847, les Ponts et Chaussées en entreprirent la construction. Il de­vait relier l'écluse de Quihex à Nantes en empruntant la rive droite. Le chantier commença à la Jonelière : le propriétaire, Olivier de Sesmaisons, acceptait volontiers de céder le passage nécessaire. Quelques centaines de mètres furent réalisés, puis les crédits manquèrent....

 

 

Trois de ces propriétaires acceptèrent alors de se sacrifier. Le maire de Nort , Prosper Coinquet, Louis Lévêque du château de la Poterie, et la veuve Poydras de la Lande, de la Gâcherie. Ils organisèrent une entreprise de remor­quage (subventionnée !) qui supprimait la nécessité d'un halage.

 

Les principales curiosités (dans l’ordre d’apparition... en remontant l’Erdre):

Les principales curiosités ont été dans l’ordre à partir du quai d’embarquement vers Sucé :


 

 

« Embarquement immédiatement ». C’est parti…

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Eric fit part à l’assemblée des nouveautés  des diverses visites organisées depuis la création de Passion’Nantes, il trouva les mots pour remercier les épouses de nous « confier »  leur mari de temps en temps. Il fit également la présentation du bureau  qui a été chaleureusement applaudi.

 

Voici son "homélie".


 

Chers amis et chères épouses de nos amis

 

Au nom de PASSION’NANTES, je vous souhaite la bienvenue à vous toutes épouses de nos amis .  Depuis 1,5 an, nous découvrons avec vos maris le patrimoine historique et économique de Nantes et de sa région et nous partageons ensemble un déjeuner convivial.

                                              

Tout d’abord, permettez- moi de vous présenter le bureau de Passion’Nantes :

- Jacques Goillandeau qui a en charge le secrétariat

- Joël Tresca notre trésorier

- Gilles de Kervenoaêl chargé de  la communication et et la mise en page des articles du blog

très aidé par François Albert, Patrice Desaubliaux et Stéphane Cassin pour les photos

-enfin Gonzague de Chatillon sans lequel nous ne serions pas là ce soir puisque c’est notre responsable du protocole, de plus Gonzague a en charge la logistique et l’organisation de nos déjeuners.

                                              

Au cours de notre Assemblée Générale en janvier dernier, l’idée de vous convier à une soirée a été émise et une plutôt forte majorité s’est prononcée favorablement

C’est pourquoi nous nous retrouvons ce soir ensemble et c’est cette magnifique rivière que nous vous proposons de découvrir ou de re-découvrir.

 

Nous allons naviguer jusqu’à Port-Hubert en laissant à Philippe Hervouet le soin de nous faire partager son savoir sur ces folies nantaises.

Puis au retour, nous vous laisserons admirer le paysage ou, pour celles et ceux qui le souhaitent faire plus ample connaissance.

 

Je m’adresse à vous Mesdames et chères amies pour vous remercier d’être venue partager cette promenade que nous faisons, comme vous le savez, habituellement entre hommes.

Tout à l’heure, au cours du retour, nous demanderons à chacune d’entre vous de tirer au sort le nom de la table à laquelle vous vous retrouverez avec votre mari pour diner autour d’une table de 8 à 10  personnes

 

Vous remarquerez, nous l’espérons avec amusement, le nom des tables qui caractérisent les femmes nantaises et, nous espérons que vous ne nous en voudrez pas trop…

Nous arriverons à l’île de Versailles vers 20h45 et, dès le débarquement, nous  prendrons un petit kir réparateur si le temps le permet à l’extérieur sur les berges de l’ile avant de passer à table.

A 23h, il y aura extinction des feux obligatoire et nous sortirons de l’ile par la seule issue : le pont qui va vers la rue de Chateaulin

 

Maintenant je vais vous parler de  Philippe Hervouêt.

Philippe, ce n’est pas la peine de vous présenter car je crois que presque tous ici vous connaissent depuis fort longtemps. Quelques mots toutefois : Philippe a, entre autre, été rédacteur en chef de la revue Plein Ouest

Philippe a collaboré à diverses publications, réalisations, vidéos, éditions, actions de communication et publications d’ouvrages dans les domaines de l’économie et de la culture de la région. Il a aussi écrit de nombreux livre dont le titre de l’un d’entre eux évoque notre soirée :

« Promenade au fil de l’Erdre »

 Philippe, maintenant, c’est à vous qu’il revient de nous passionner !

 

 

 

Notre guide de la soirée était Philippe Hervouet,  journaliste  et auteur de quelques livres sur l’Erdre.                                                                       

 

 


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Ile de Versailles une petite île japonaise

C'est une merveilleuse petite île en plein centre de Nantes, qui n'était à l'origine qu'un marécage. Elle s'est appelée Marais de Barbin, île Le Gall, avant de prendre le nom du quai. Elle connut des heures de grande activité avec des tanneries, des blanchisseries, des menuiseries et la construction de bateaux. Mais à partir du XXème siècle, l'endroit petit à petit abandonné, racheté par la Ville de Nantes, fut aménagé en jardin.  

 

 

  Le Pavillon Tourneron

 

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c' est l'ancienne propriété du docteur Laënnec (inventeur du stéthoscope) et du Général de la Moricière ( nous avons vu son cénotaphe dans la Cathédrale), c’est une magnifique demeure en pleine ville.  

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La Trémissinière

Vieille demeure  qui rajeunit au fil des temps ... tremissinière 2

 

La Houssinière  .

 

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houssiniere En 1855 le domaine  fut acheté par Monsieur Lemesle, ancien élève de l'école des chartes, archéologue et collectionneur. Marié à une riche héritière il put rassembler près de 1000 objets de collections disparates . En 1861 il fit démolir l'ancienne maison et il fit reconstruire ce « chalet »  qui ressemble à une maison tyrolienne Les frais de cette énorme construction provoqua la ruine du propriétaire qui prit la fuite en laissant sa famille dans la détresse. Vers 1900 la maison devint  la propriété de Fernand Crouan, l'armateur du Belem .  Actuellement, c'est la résidence du recteur de l’Académie de Nantes  (22 pièces sur 4 niveaux quand  même !).

 

 

 

 

  Le Tertre

 

 tertreA l'origine l'ancien château du Tertre  a été occupé par Monsieur. André qui fut maire de Nantes.  Le nouveau  château du Tertre a été construit en 1885. Vers 1960 l'université de Nantes a acquis le domaine.

 

 

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Le château de l’Eraudière,  superbe manoir du XVIème siècle.La façade qui donneereudiere 5

sur l'Erdre est de pur style XVIIIeme. La  propriété  servait de résidence d'été aux évêques de

Nantes. Dans les communs l'évêché avait aménagé un vaste dortoir qui abritait jusqu'à

60 séminaristes.  Vers 1880 le domaine fut racheté par la famille de la Tullaye qui y habite encore. De nombreux jeunes Nantais s’y sont rencontrés il y a 40 ans lors de soirées mémorables... 

 

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 Les quais de la Jonelière, ses péniches, ses bars, ses restaurants ... Un peu plus loin, le centre d’entraînement du Football Club de Nantes. En face le Parc des Expositions, au pied du Stade de la Beaujoire - Louis Fonteneau.


On quitte la zone urbaine pour longer les rives de La Chapelle-sur-Erdre et de Carquefou, jusqu’à Sucé-sur-Erdre. Les manoirs et les châteaux se succèdent à un rythme impressionnant !


desnerie La Desnerie  (XVII-XVIIIème siècle). Bâti, semble-t-il, sur l'emplacement d'un ancien édifice gallo-romain, le domaine de la Desnerie est mentionné dès 1371. Il est alors la propriété d’un compagnon d'armes de Du Guesclin et du connétable Olivier de Clisson. Ce château est agrandit au XVIIe siècle : il possède une chapelle privée qui date de 1624 ou 1634 ; Ce château devient au XVIIème siècle la propriété de la famille de La Roche Saint-André qui l'agrandit, puis au XVIIIème siècle on y ajoute l'aile ouest (œuvre de l'architecte Ceineray)..

 

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La tour jumelle, vestige du château primitif, date du XV-XVIème siècle.

   La famille de Sesmaisons obtient le domaine de La Desnerie par alliance avec les Leloup de Chasseloire. La tour jumelle, vestige du château primitif, date du XV- XVI eme siècle .la desnerie tour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Bois Hue


  ,bois hue modifie Cette vaste demeure est  située sur la hauteur de l’Erdre, un peu à l’écart des berges. Ses  deux grandes ailes construites au XIXeme lui donnent un air néo-XVI. La partie centrale date cependant de Louis XIV époque où elle devait être un repos de chasse. En 1821 la propriété appartenait à la famille Devay de la Fleuriais. C’est la famille Lelasseur – avocat général de la Chambre des Comptes de Bretagne- propriétaire depuis 1852 qui a fait construire la première aile. Vers la fin du XVIII eme la propriété appartint à la famille de Portzamparc avant d’abriter la communauté religieuse des Ursulines – 1921– 1929-. En 1932 la famille Tiriau l’achète. Elle est toujours propriétaire mais malheureusement les lieux sont à l’abandon.


 Fort (aperçu seulement ) .

Au XVIIIe siècle, la demeure initiale fut détruite par un incendie. Le propriétaire fort 7

était Galbaud du Fort, conseiller maître à la chambre des comptes de Bretagne et planteur à Saint-Domingue ( Haiti). Les récoltes fabuleuses du sucre réalisé en trois ans lui permirent de reconstruire vers 1740 la propriété actuelle sur des plans de Ceineray. 


Cette propriété à une allure stricte et majestueuse. Elle tient son nom de la famille Galbaud du Fort qui en fut propriétaire jusqu'au début des années 1900. Son style ressemble un peu à celui de la poterie. Il reste une aile de style Louis X.

les Galbaud du Fort était allié par plusieurs mariages à une autre famille de planteur, les Chappotin de Neuville. Leur fille Hélène, se fit religieuse sous le nom de soeur Marie de la Passion et en 1877 elle fonda la congrégation des Franciscaines Missionnaires de Marie. Cette communauté connut un rayonnement extraordinaire jusqu'à la mort de sa fondatrice en 1905. Elle comptait plus de 5000 religieuses à travers le monde. Actuellement elles sont 8000 surtout d'origine indienne. visite-10---Erdre 0098

C'est en souvenir de leur fondatrice et pour disposer d'un local à Nantes que les religieuses acquirent le Fort en 1923. Actuellement cette propriété sert de maison de retraite pour les Religieuses. Si vous avez un peu de temps, rendez leur visite. Elles seront ravies et, peut être, qu’elles vous permettront de feuilleter les herbiers anciens qui sommeillent dans la bibliothèque.visite-10---Erdre-0111.JPG

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 Le château du Bignon,  de style Restauration. Edifié par la famille Ferrus. bignonLe parc aurait été dessiné par Ecorchard - souvenez vous du Jardin des Plantes). Construite sur un rocher donc sans cave, la maison est de dimensions assez modestes. Elle a été conçue comme un lieu de chasse . Elle fut modernisée en 1836 par la famille Fénéant et agrandi en 1842 par les nouveaux propriétaires, les Ferrus. Ils y ajoutèrent un véritable jardin d'hiver. Actuellement cette magnifique propriété appartient à la famille Grandjouan.


 

 

 

 

 

 

Le Meslier . Construit vers le milieu du siècle dernier, le Meslier se réfère au style classique du XVIIIe siècle avec les beaux pilastres de tuffeau qui orne sa façade. meslier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Poterie (1789), édifié par l'architecte Ceineray pour la famille Vanasse. La Poterie appartient Poterie 3-copie-1dès 1600 à une famille Mocquard (négociants nantais), alliée aux Grilleau de La Vinaudière et aux Pontdavy. Les héritiers sont les Vanasse (armateurs, demeurant à La Fosse), alliés aux Clanchy (nobles irlandais alliés aux  Monti et  Freslon). En 1850, La Poterie appartient encore à Madame veuve de Freslon.  Aux environs de 1850, la Poterie est acquise par Louis Lespervier député de Nantes et propriétaire de la Forêt de Paimpont. Le domaine devient ensuite la propriété des Lévesque, alliés aux Jollan de Clerville, Guillet de La Brosse.  Cette demeure fut construite à la fin du XVIIIème siècle à l'emplacement d'une ancienne tuilerie romaine. Le Château, de style Louis XVI est attribué à l'architecte Ceineray. Seule Folie Nantaise sur les bords de l'Erdre, elle fut achevée en 1789 sur un domaine de plus de 100 hectares.

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En 1863, la Poterie fut acquise par Louis-Auguste Levesque, alors député-maire de Nantes.

La famille Lesveque était également propriétaire de la Forêt de Paimpont (Brocéliande), ce qui explique les nombreux souvenirs de chasse présents à la Poterie. Au début du siècle, la Poterie a été l'un des plus hauts lieux de la vénerie française. En 1988, Rogatien Levesque, fils de Louis-Auguste, installa un chenil à la Poterie en donnant ainsi naissance à une nouvelle famille canine : le chien Lesveque, reconnu par tous les grands équipages pour sa  maîtrise du courre du chevreuil. Depuis quelques années, écuries et dépendances ont été restaurées et ont donné naissance à une nouvelle activité d'accueil et de réceptions, tant privées que professionnelles, dans ce cadre d'excellence. Le four à pain date du XVIIIème .

 

Le Château de la Chantrerie                                                                      chanterie 1


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  Construit en plusieurs phases vers 1820,  la Chantrerie est situé sur un coteau presque  en vis-à-vis de la Poterie. Le parc qui l'entoure a été dessiné par le paysagiste nantais Antoine Noisette . La plantation de la grande allée de mélèzes doit avoir plusieurs siècles. Parmi les dépendances on peut voir une petite chapelle néo  gothique construite au XIXe siècle, vraisemblablement par le même architecte que celui qui a construit l'église Saint-Nicolas de Nantes. Comme son nom l'indique, la Chantrerie appartenait autrefois au chapitre de Nantes et fut longtemps la résidence du chef des chantres de la cathédrale.


Elle fut rachetée un peu avant la dernière guerre par l'entrepreneur de transport Charles Drouin. Racheté à la bédouins par la ville de Nantes le domaine de la Chantrerie est devenu un magnifique parc municipal de 15 ha avec quelques arbres plusieurs fois centenaires. Depuis 1985 la demeure abrite également Atlantpole, la technopole nantaise spécialisée dans la haute technologie.


 Le Gachet

gachet 5De longue date, Gachet a été un lieu de promenade très populaire. Aux beaux jours, son débarcadère accueillait les bateaux de l'Erdre remplis de promeneurs attirés par la célèbre guinguette où l'on venait de se restaurer et danser. 

 

Au pied de celle-ci, étaient donnés, avant la dernière guerre, les départs des régates organisées par le SNO, club nautique célèbre qui  a formé de nombreux navigateurs.

 

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Le Château de la Gascherie,

La construction a été entreprise à la fin du XVe siècle par Jean de Lespervier. Plus tard, DVC03405Bonavanture de Lespervier épousa François de La Noue, père du célèbre Noue bras de ferLa Noue  bras de fer, ardent huguenot, compagnon d'Henri IV et vaillant capitaine qui donna asile à la Gascherie, dont il avait hérité, aux protestants chassés de Nantes en 1563.

 

 

 

En 1775, la Gascherie fut élevé en marquisat. Louis François de Charette, qui en hérita alors, était président du Parlement de Bretagne.P1280097       la gascherie porte

 

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Vers 1840, la Gascherie fut vendue  aux Poydras de La Lande, famille dont l'un des membres s'était illustré pendant la guerre d'indépendance américaine et avait fait fortune en Louisiane. Il légua la moitié de sa fortune aux œuvres et l’autre moitié à sa famille. Ce fut le fils de l'acquéreur qui fit restaurer le château dans son style originel vers 1890. De l'ancien manoir le nouveau bâtiment ne conservera que la salle de garde. La Gascherie passa ensuite par héritage au  propriétaire actuel, le comte Horace Savelli.

 


 Le Château de la Gandonnière, -gandonniere e51750- . Un édifice primitif existait déjà en 1660 : il était alors la propriété de la famille Priou, échevin à Nantes. Le château actuel   a appartenu  à la famille Tiby (alliée aux de Foligné) sous la Révolution, puis à la famille de Gray et à la famille Poydras.


Il est transformé depuis 1998 en chambres d'hôtes .


 

 

 

 

 

 

 

Le château de Nay ou Naye (XIXème siècle), propriété de Jehan de Nay nay 5et de son épouse Pétronille. Il possède une tour, un pigeonnier et une chapelle privée. Jadis, propriété des familles de Pontual, de Cornulier et de Lambilly.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le manoir de la Couronnerie                                                             


  . couronnerie 5Le  ccouronnerie Ahâteau (XIXème siècle) est édifié par Louis Avrouin-Foulon. L'un des héritiers fait ériger le somptueux château de La Couronnerie en 1850, qui est aujourd'hui, la propriété de la famille Jamouillé .

 

Port-Hubert


  port hubert modifié C’est une demeure attachante. De style directoire, bâtie sur des caves voûtées, elle aurait été construite vers 1810 pour le sous-préfet de Savenay, Monsieur Nuaud.  En 1837, la propriété fut achetée par une irlandaise, Madame de Slessor qui épousa Monsieur Walsh, pasteur à Sucé.

Sa fille se maria avec Thomas Dobré – 1810/1895-.

port hubert thomas dobréeLa famille de celui-ci était réputée en tant qu'armateur au XIXe siècle. Grand collectionneur, il est le fondateur du musée qui porte son nom à Nantes. Il devint également industriel en s'associant à Charles Bonamy  et Gustave de Coninck ( fabrique de savon a Rezé).

 

Vers 1850, la propriété prit le nom, durant quelques années, de « La Magouettière » parce qu'elle était occupée par la famille Magouet.  En 1896, la propriété fut achetée par la famille Emile Bureau, armateurs de trois mats qui assuraient  le trafic avec l'Amérique du Sud via le Cap Horn. Cette famille occupe toujours Port Hubert.


 

 

  Bel Air, bel air 15jolie maison construite en 1821 par le maire de Sucé-sur-Erdre, entourée de superbes jardins et sur la rivière. La famille Pressensé y a vécu plus de 50 ans.


  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Chambre, du XVIe siècle siècle, et reconstruit au XVIIIe siècle siècle. chambre 4

Au XIXe siècle siècle, monsieur Machis de la Chambre, maire de Carquefou est propriétaire du château. Il fut acheté par M. Binet, directeur des entreprises LU et son épouse Marguerite Écomard, vers 1920, il est toujours dans la famille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Enfas .

enfas 5La grande maison des Enfas  construite à la fin du XIX eme siècle est située sur le très ancien domaine de Faye. Au Moyen Age, à cet endroit, il existait un énorme château fort avec tout l’appareil militaire de l’époque : remparts, donjon et pont levis.

Pendant la guerre de Cent ans, ce château a été assiégé par les Anglais. La Famille de Montauban, qui avait bâti la forteresse au XIIIème siècle, avait pris position pour le roi de France, contre Jean de Montfort. Les Anglais en se retirant, détruisirent le château dont il ne reste aujourd'hui plus que quelques pans de murailles cachés dans les broussailles. Le lieu avait une grande importance car il surveillait la rivière et dominait le pays. Une chaussée pavée avec un pont aurait même été construite à cet endroit entre les deux rives en 1795. Par la suite, les Enfas, reconstruite au XIXe siècle fut la propriété de la famille Picherie puis de divers industriels nantais.


 Montretraict . montretraict À la renaissance, Sucé  était devenu l'un des foyers de la religion réformée.

Les protestants, à qui il était interdit d'exercer leur culte à Nantes, y arriver par bateau en partant de Barbin. Ils se rassemblaient dans la cour Gaillard qui existe toujours dans le bourg et au fond de laquelle se trouvait leur temple. La forteresse du catholicisme était Montretraic, ancienne résidence d'été des évêques de Nantes jusqu'en 1677. De là, les prélats pouvaient faire surveiller les agissements de la "huguenoterie" voisine qui ne cessait, par sa seule présence, d'être une provocation. Ce château a aussi été victime des luttes entre catholiques et protestants. Les huguenots, de leur côté, pour venir à bout de cette forteresse, auraient entrepris de l'attaquer en passant par un souterrain qui aurait été creusé sous l'Erdre. En très mauvais état à la fin du XVIIème siècle, il sera rasé en 1677 à la demande de l'évêque du moment.


Il ne subsiste de l'édifice d'origine qu'un pilier de portail du XVIIIème siècle, situé route de Carquefou. Au XIXeme siècle Monsieur Arondel des Hayes fit construire sur la butte cette agréable   demeure qui domine le port et le pont de Sucé. Au pied de la villa, les embrasements des tours et des fortifications  existent toujours ainsi que l'emplacement du rôle levis.  Le domaine devient ensuite la propriété des familles Arondel et Laleux.


La Chataignerie  ex restaurant réputé 

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2 – La croisière


 

Au départ, les curieux s'agglutinent sur l'avant. Les conversations vont bon train...visite-10---Erdre 0975

 

Certains frileux se serrent à l'intérieur.

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Le retour était libre et chacun pouvait rencontrer ses amies… 

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Le froid a généré un regroupement...

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3 – la Cocotte en verre : apéritif et diner


visite-10---Erdre 1092Passion’Nantes avait réservé la totalité du restaurant situé au bord de l’Erdre. L’apéritif était servi dehors  et l’humidité  du soir nous fit gagner nos tables. Chacune avait un nom "typique" :   AVE’NANTES,BOUILLON’NANTES, DECON'NANTES, ENTREPRE'NANTES, ETON'NANTES, FASCI'NANTES, IMPRESSION'NANTES, SURPRE'NANTES,TOURBILLON'NANTES)

 

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Durant une partie du repas un diaporama  sur les activités de l’Association permit aux membres récents et aux conjointes de découvrir les magnifiques sorties réalisées.  Pour le revoir , cliquez ici - diaporama- 

 

 

 

 

 

 

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A 22H 30 il a fallu quitter les lieux car l’Ile de Versailles doit être fermée au public à une heure précise. Nous n’avons donc pas eu le temps de remercier tout le monde.   


De l’avis des membres et en tenant compte des réponses sur notre adresse électronique, la totalité des invités se déclarent ravis, satisfaits et ils souhaitent que 2011  permette de renouveler la rencontre. Merci à tous.

 

Ce fut une nouvelle visite Passion’Nantes, encore plus que d'habitude grâce à la présence des épouses... n'est ce pas les "machos"?.....

 

Encore et toujours merci François, Patrice et Eric.

Bonnes vacances.   

 

 

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Agenda des prochaines visites

mardi 07 mar 2017: Pornic

jeudi 11 mai 2017 : Saumur Cadre Noir

jeudi 08 juin 2017 : Lohéac musée automobile

mardi 10 oct 2017:  Les Pépinières de l'Erdre

mardi 14 nov 2017: L'opération Chariot (St Nazaire)

 

 

 

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