15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 16:39


 

Après de nombreuses difficultés, Passion’Nantes a réussi à obtenir une visite de l’Estuaire privée donc réservée aux membres.  Le souhait était de profiter des derniers beaux jours pour une découverte inusitée du Patrimoine de La Loire  estuarienne.


Malgré les mouvements de grèves et les manifestations, comme d’habitude les 48 membres prévus étaient à l’heure. L’embarcadère de la gare maritime  prenait  une allure d’embarquement des vivres pour une longue croisière. Retour aux sources ?… Comme d’habitude, les premiers arrivés sont présents dès 8H 40…La traditionnelle remise des badges est devenue classique. C’est le seul moyen pour que les «nouveaux » puissent situer les anciens…

 

Les plateaux repas du traiteur Brison, les nombreuses bouteilles et les thermos de café ont été manutentionnés par quelques volontaires. Chacun avait suivi les consignes : vêtements chauds, jumelles, appareils de photos.   Par une chance extraordinaire (qui a acheté des œufs pour les Clarisses ?...), le soleil est de la partie et les vagues dans l’Estuaire semblent  calmes .

 

La visite et les commentaires sont réalisés par Monsieur Hervé GROSSIN, Visite-11---Estuaire-de-la-Loire 1517Président du Centre  Culturel Maritime de Nantes – CCMN – aidé par une collaboratrice  Madame Anaël PAUL.   La navigation  est assurée par deux marins experts de cette partie de Loire. Ils sont détachés de FINIST’MER, propriétaire du bateau.

Conservatoire du littoral de la Loire

Natura 2000

 

Esther III LoireDès 9H : départ pour la onzième visite - V11-  correspondant à la découverte de « l ’Estuaire de la Loire ».  Nous embarquons sur le Bateau  Esther III, à partir de la Gare maritime sur le bras de la Madeleine.


Le programme se décompose en 6 parties :

1 -  Le fleuve canalisé : la sortie du port de Nantes, Trentemoult, Cheviré, Indret, Coueron

       2 – le cœur de l’Estuaire : , Le Pellerin, Cordemais, Frossay,

        3 – les industries portuaires du fleuve

        4 – la zone maritime : St Nazaire et  l’Estuaire externe

        5 -  Paimboeuf au retour

                                                                                                      6 – la faune et la flore

La Loire

C'est dans le département de l'Ardèche, au pied du mont Gerbier de Jonc à 1400 mètres d'altitude que la Loire prend sa source.  Si la Loire avait été logique elle se serait dirigée vers la mer Méditerranée. C'était plus court et beaucoup plus facile. La «rebelle» en a décidé autrement. Elle va suivre un cheminement compliqué elle se dirige vers le Nord-Ouest et va aboutir dans l'Atlantique après plus de 1000 km.

9

Elle reste réellement navigable à partir d'Angers où elle s’allie avec La Maine vers Nantes et Saint-Nazaire. Le nom du département est né : «La Loire Atlantique».

 

 

 

 


Le fleuve canalisé


Nantes, dernière ville avant l'estuaire  et  carrefour entre la Loire fluviale et  la Loire maritime

 

Nantes marque le début de l'estuaire à proprement parlé. Auparavant, le fleuve baignait la ville de multiples « bras » valant à la ville son surnom de "Venise de l'Ouest". Il ne reste plus maintenant qu'une seule île ceinte par deux bras bordés de quais désormais livrés à la circulation automobile.  Nous la découvrirons prochainement.

Bien que les effets de la marée se fassent sentir jusqu'à Ancenis, à 30 kilomètres en amont de Nantes, c'est après le port de Nantes qu'officiellement commence l'estuaire. La limite officielle entre eaux douces et eaux salées est fixée à Cordemais, "par arrêté ministériel du 4 Juillet 1854".

La profondeur du chenal reste à peu près constante de Nantes à Paimboeuf (environ 6 mètres) et s'accentue brutalement jusqu'à 13 mètres à partir de Donges.

Les îles mystérieuses ...

De nombreuses îles parsemaient autrefois l'estuaire (53 îles entre Paimboeuf et Nantes au XVIIIème siècle, 22 en 1950). La plupart ont été détruites par les courants, rattachées à l'une ou l'autre rive par les amoncellements de vase ou encore sacrifiées à la navigation.

Nantes

Jadis à Nantes, les quais n'étaient que de simples plans inclinés pavés qui plongeaient doucement dans la Loire. De tels quais sont encore visibles entre les ponts Haudaudine et Audibert (Quai Hoche). Ils suffisaient au déchargement des gabares qui assuraient le transit des marchandises jusqu'à Paimboeuf, alors avant-port de Nantes, où elles étaient transbordées sur des navires plus importants et vice versa.

 

Au début du XIXème siècle de nombreux industriels nantais défendaient la survie du port de Nantes et donc de l’estuaire. Ils s ‘étaient regroupés au sein d’une association.  

L'avènement de la vapeur et le creusement du canal de la Martinière à la fin du XIXème siècle permirent aux grands bâtiments de remonter jusqu'à Nantes et obligèrent la construction des quais verticaux pour les accueillir. Ces quais furent également prolongés par des estacades largement visibles encore aujourd'hui.  

Nous longeons l’Ile de Nantes, anciennement ile de la Prairie d’Aval et l’Ile Sainte Anne.

La Sortie de Nantes

Le passé industriel de la ville  ne peut pas laisser  ignorer les deux grues  Titan  du port : celle peinte en  jaune qui a été réellement utilisée pour la construction navale et  la seconde, la grue grise qui garde l'entrée du port. Elles  sont classées  monuments historiques.

L’ile de Nantes

Au Moyen Âge, les trafics de vins et de sel font la richesse et la renommée de la ville. Au XVe siècle, Nantes fait figure de capitale pour les ducs de Bretagne. Cependant le port ne s'ouvre véritablement au commerce maritime qu'à la fin du XVIIe siècle pour connaître son apogée au XVIIIe. En 1700 Nantes compte parmi les ports français qui disposent du plus grand nombre de navires pour apporter : café, coton, cacao, sucre de canne des Antilles et d'Afrique. À partir de 1730 le commerce triangulaire fait de Nantes le premier port français. Ces années fastes ont permis la mise en place des grands projets urbains de l'époque.

Le XIXe siècle continu l'essor maritime : biscuiterie, sucreries, conserveries, chantiers navals. Le XXe siècle a vu des échecs importants : canal de la Martinière, destruction du centre de Nantes pendant la seconde guerre mondiale , regroupement et disparition des chantiers navals  (1987). La ville est traumatisée. Elle en oublie même son fleuve et son port. Celui-ci va se déplacer à Saint-Nazaire. Fermeture de l’activité de la construction navale malgré un positionnement important.

Derrière nous «La Boudeuse», 3 mats actuellement en attente des subventions promises avant de partir vers une mission scientifique.

Il y a 75 ans sur ces lieux le pont transbordeur était le phare local.

La butte Sainte-Anne

Placé sous la protection de la patronne des Bretons ce quartier offre de magnifiques panoramas sur la ville et sur le fleuve. Une importante communauté bretonne qui travaillait pour les industries de Chantenay et pour les chantiers navals y habitait.

On ne peut pas oublier le musée Jules Verne .

Trentemoult

Cet ancien quartier de Nantes a fait l'objet d'une découverte effectuée par  Passion’Nantes –Trentemoult -  voir visite V4 - 

Entre les bras de Pirmil  et de la Madeleine, devant Trentemoult, la zone d'évitage permettait aux bateaux de faire  demi tour. Il y en a entre 500 et 700 par an  qui  peuvent mesurer  jusqu’à 200 m de long et qui ont  un tirant d'eau proche de 8 m 50.. Nous avons eu la chance de voir un navire de 200 000 tonnes effectuer cette manœuvre devant nous… De voir un chauffeur routier faire reculer sa remorque a tendance à  nous étonner mais là… Chapeau les pilotes de Loire. C’est bluffant.

La zone portuaire de Chantenay

A partir de 1780 le quartier s'industrialise beaucoup .L'architecte Crucy dessine les plans de cet espace industriel. Nous remarquons la rue de la Cale Crucy  puis la cale sur laquelle a été construit le Bélem, reprise par les chantiers de l’Esclain. Au fil du temps, de  nombreuses industries s'installent aux environs : les chantiers Dubigeon, la raffinerie de sucre de Chantenay, les conserves Amieux, les produits chimiques Delafoy,  les savonneries, la rizerie Levesque et son système ingénieux de lavage du riz, aujourd’hui ce lieu est occupé par le Royal de Luxe, etc… Cet espace  portuaire se justifiait par la création du canal de Chantenay.

Dans ce secteur, il y a 100 ans quelques propriétés donnaient un charme certain à ces  rivages. Pour les besoins de l’industrialisation, la majorité d’entre elles ont été rasées. Parfois quelques ruines en rappellent le souvenir. 

Visite-11---Estuaire-de-la-Loire 1457Le terminal céréalier de Roche Maurice

Il s'étend sur 700 m de quai. Il sert à l'exportation des céréales de la région. Les silos à grains peuvent stocker 120 000 t. Le terminal reçoit aussi des engrais.

La Roche Maurice : ancien village de loisirs pour les Nantais.

 

 

 

 

 

 

 


Le pont de Cheviré

EstuaireLoireD2 20101012 6126Créé en 1991, ce pont long de1,5 km, 100 000 véhicules par jour, est un élément indispensable au contournement de Nantes. 

Le terminal à bois de Cheviré 

Bouguenais et Port Lavigne

Sabliers : il s'agit de sable de mer utilisé à 80 % pour le bâtiment et 20 % pour les maraîchers. 

Autrefois situé le long d'un bras important, le Port Lavigne correspond à une ancienne île rocheuse émergeant de la plaine alluviale. Ici débarquaient autrefois des produits d'Amérique, le quai et les restes d'entrepôts témoignent de cette activité alors que l'envasement du bras et l'augmentation du tirant d'eau des navires ne laisse plus subsister que la pêche pratiquée à bord de petits bateaux.  

Il fut un port de pêche important autrefois et apport majeur pour l'exportation du vin local. Cette commune fut rattachée à Nantes au XIXe siècle.

port Lavigne : rivière Bougon, château Bougon (futur Nantes Atlantique), sur l’étier du Bougon il y a quelques pêcheries. Alu-Marine [F1] transféré à Couëron.

La construction navale et l’âge d’or de la navale

Cependant au XVIIIe siècle, les navires se sont considérablement améliorés pour faire face aux nouveaux besoins. La construction navale a toujours été une activité importante pour la région nantaise. Au XIXe siècle, au moment de la révolution industrielle la région fait partie des premiers chantiers navals de France. De nombreux navires sortent des chantiers locaux. Cette vocation se renforce encore sur St Nazaire où des chantiers s’installent dès la création de la ville.

Les îles d’Indre

Ile de Haute Indre : activité industrielle passée : SOFERTI et ses engrais à base de minéraux, anciennement La Bordelaise (1926). Elle fut vendue à Total et son destin n’est pas enthousiasmant.

Ile de Basse Indre :

De jolies maisons situées sur la hauteur, étaient réservées aux cadres de Basse Indre.

Indre – Bouguenais , Indret

Indret

 

Situé sur la rive sud de la Loire, Indret est rythmé  essentiellement par DCNS Propulsion qui a jadis été les armureries royales. Dès 1777 la fonderie commence à fabriquer des canons.  Indret est un site  majeur pour l'estuaire.

 

La DCN : À Basse-Indre, l'usine à laminer le fer a été fondée en 1821 par des gallois, qui ont acheté pour cela un ancien chantier naval ayant appartenu à la famille Crucy. Thomas Dobrée Père, un armateur nantais, en devint l'agent général. L'usine comportait des fours à puddler pour affiner la fonte et des laminoirs pour produire notamment des feuillards. C'était une des premières forges à l'anglaise établies en France après la Restauration..

 

DCNS , est aujourd’hui un arsenal spécialisé dans la conception et la réalisation de systèmes propulsifs de la Marine Nationale. Les actionnaires sont l’Etat et Thomson.

Présence d’un pont roulant de 1 000t en béton armé créé pour permettre l’embarquement du moteur du porte avions nucléaire Charles de Gaulle  sur une barge a  destination de Brest.

 

L'usine Arcelor avec un laminoir à froid est capable de réduire l'épaisseur des tôles d'acier de 2 mm et de les transformer en fer-blanc de 2/10 de millimètre. Ce fer-blanc est destiné à la conserverie. N'oublions pas Colin inventeur des boîtes de conserve.

 

Autre richesse : Indret possède un château, le «château Mercœur» et l'ermitage de  St Hermeland .

Ïle de Haute Indre : forte activité industrielle passée :  SOFERTI et ses engrais à base de minéraux, et l’ancienne La Bordelaise ( 1926) et ses phosphates . Elle fut vendue à Total et son destin n’est pas enthousiasmant.

 

Ile de Basse Indre : conserverie nantaise, Arcelor Mital ( 400 000 t d’acier  an), JJ Carnaud, Usinor,   

De jolies maisons étaient réservées aux cadres de Basse Indre situées sur la hauteur.

Le site des forges est occupé par Arcelor.

 

Le Pellerin

 

Les bacsVisite-11---Estuaire-de-la-Loire 1467

Le mat et les deux cheminées qui émergent de l'eau sont les restes de l’Antarktis coulé en 1944 par les Allemands.

 

Le chantier local – Atelier du Coteau- appartient actuellement au port autonome. Il est destiné à l'entretien du matériel de manutention et de navigation du port sans oublier la réparation des bacs. Dernier dock flottant sur l’estuaire…

Le port autonome de Nantes /Saint-Nazaire change de nom pour s'appeler « grand port maritime de Nantes et St Nazaire ».

 

Les pèlerins bretons qui se rendaient à St Jacques de Compostelle passaient par ce lieu via un bac. D’ou le nom du village.

 

Couéron

 

L'usine d'incinération  Arc en Ciel (qui fera l’objet d’une future visite), Trèfimetaux  , fonderie de plomb. Couëron  fut la capitale de la métallurgie des métaux non-ferreux.

Histoire du patrimoine de Couéron.

 

La tour a plomb  d’une hauteur de  70 m est classée monument historiqueVisite-11---Estuaire-de-la-Loire 1469

C'est à Couëron qu’a été signé en 1488 la fin de l'indépendance bretonne.

 

audubon 2C’est la ville de Jean-Jacques Audubon  et encore  – La Gerbetière- peintre naturaliste connu en Amérique pour ces planches ornithologiques et notamment pour son œuvre majeure : « les oiseaux d'Amérique ». Son portrait est à la Maison-Blanche  à côté de celui de Lafayette. .

bd geai%20bleu planche%200529


bd la%20Gerbetiere fin%20XIXeme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chantier Alu- Marine ex Bréheret.

 

Port Launay

 

Actuellement cet ancien port est  devenu une ville fossile  car le village s’est éloigné  de 500 m  par rapport à  la Loire

 

Le Marais Audubon

 

En  reconnaissance de leur peintre illustre La Municipalité de Couèron a donné le nom de leur compatriote  aux  2 000 ha de marais voisin de leur propriété : la Gerbetière.

 

 

Entrée du Canal de la Martinière  (et aussi)

 

La partie centrale de l'estuaire ne permettant pas de laisser passer des navires modernes avec un tirant d'eau de 6 m. Deux solutions se posaient :

+ aménager une nouvelle fois le chenal  en l’élargissant .

Cette situation était de toute façon provisoire car le sable encombre systématiquement la Loire.

+ Construire une zone de détournement pour le secteur concerné. Les études et les projets ont été variés. Le choix a été la construction de ce canal.

 

Cet ouvrage monumental de 15 km de long a une profondeur de 6 m. Il est ouvert à la navigation en 1892 pour permettre aux navires de fort tonnage de gagner Nantes en évitant les bancs de sable de la Loire. Le tirant d'eau étant trop faible  par rapport aux nouveaux navires, le canal ferme en 1913 il a cependant participé au maintien du commerce et du port de Nantes. Il a servi à peine 20 ans. Au moment de la première guerre mondiale il est devenu un cimetière marin. Le Belem y passe sans difficulté car il cale 4 m 50. Les armateurs ayant considéré en 1920 que les voiliers étaient dépassés ils ont fait procéder à la démolition de ces navires. À certains moments le canal de la Martinière a abrité près de 50 voiliers au moment de la démolition  et certains habitants de la région ont  récupéré du mobilier ou des pièces marines qui ornent encore parfois leur logement.

 

Sur le quai on peut voir  le « Bateau mou »  qui a servi de thème en 2007 pour une action de communication de la part de Nantes Métropole… (c’est pas beau et ça coute cher !) puis nous longeons de nombreuses iles de l’Estuaire.

L’abbaye  Tour de Buzay  et Rouans   et encore

 

Datant de 1755,  il s'agit du dernier vestige d'une abbaye cistercienne fondée en 1135 par Bernard de Clairvaux.

 

10H 30 Pause – café

 

café/thé servis par quelques membres serviables et efficaces . Merci à  Passion’Nantes et à Monsieur Grossin. Cela fait du bien de se réchauffer un peu. Certains ont regretté que le choix soit minime… mais nous ne sommes qu’une association…

Eric a profité de cette pause pour accueillir les nouveaux arrivants :

Jacques Champenois18

Servan Le Bec

Régis Bès de Berc

Hubert de Canecaude

Georges de Soultrait

Nous leur souhaitons la bienvenue à Passion’Nantes.

 17

 

Visite-11---Estuaire-de-la-Loire 1429

 

 

 

 

Visite-11---Estuaire-de-la-Loire 1491

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’homélie du Président

CHERS AMIS

CELA FAIT PLUS DE 3 MOIS QUE NOUS NE SOMMES PAS RENCONTRES.  VOUS VOUS SOUVENEZ, C’ETAIT LE 7 JUIN DERNIER ET NOUS ETIONS AUSSI EN BATEAU SUR L’ERDRE AVEC NOS EPOUSES.

JE PROFITE DE VOUS RETROUVER AUJOURD’HUI POUR VOUS CONFIRMER QU’ELLES ONT APPRECIE CE RDV MONDAIN ET QU’ELLES SONT PRETES A RECOMMENCER.  JE SAIS QUE VOUS ETES TOUS D’ACCORD MAIS NOUS ATTENDRONS SI VOUS LE VOULEZ BIEN LE MOIS DE JUIN PROCHAIN. L’UNE DE VOS EPOUSES NOUS A  RESUME SON SENTIMENT DANS LES TERMES SUIVANTS : « SE PERDRE AU FIL DE L’ERDRE ET NAGER DE BONHEUR »

AUJOURD’HUI C’EST LA 11EME VISITE DE PASSION’NANTES : NOUS DECOUVRONS L’ESTUAIRE ET NOUS AVONS LA CHANCE DE BENEFICIER D’UN TRES BEAU TEMPS SANS LEQUEL CETTE NAVIGATION AURAIT PU ETRE EPROUVANTE POUR CERTAINS D’ENTRE NOUS .

JE TIENS A REMERCIER TOUT PARTICULIEREMENT NOS ORGANISATEURS ET  ACCOMPAGNATEURS LE CENTRE CULTUREL MARITIME DE NANTES EN LA PERSONNE D’HERVE GROSSIN ET MERCI AUSSI A L’EQUIPAGE DE FINIST’MER POUR CETTE BELLE NAVIGATION

JE VOUS INFORME QUE NOTRE PROCHAINE RENCONTRE SERA LE MARDI 16 NOVEMBRE A L’ILE FEYDEAU

EN CETTE PERIODE DE REPRISE D’ACTIVITE JE VOULAIS TOUT D’ABORD VOUS RAPPELELER QUE NOTRE BLOG RECELE UNE MINE D’INFORMATIONS PASSIONNANTES ET NOUS CROYONS DE NOTRE DEVOIR DE VOUS INCITER A LE VISITER DES QUE GILLES DE KERVENOAEL Y INSCRIT UNE NOUVEAUTE. C’EST POURQUOI NOUS ALLONS VOUS INFORMER PAR COURRIEL A CHAQUE NOUVEAUTE.  VOUS N’AUREZ PLUS QU’A CLIQUER SUR LE LIEN DU BLOG ET VOUS NE LE REGRETTEREZ PAS. IL Y A PAR EXEMPLE PLUS DE 1000 PHOTOS DE NOS ACTIVITES ET BEAUCOUP DE THEMES A DECOUVRIR OU A APPOFONDIR.

JE VOULAIS AUSSI SOUHAITER LA BIENVENUE ET VOUS PRESENTER QUELQUES NOUVELLES TÊTES. TOUT D’ABORD NOUS SOMMES MAINTENANT 63 ADHERENTS.

BIENVENUE A :

- GEORGES de SOULTRAIT (BEAU-FRERE DE GONZAGUE DE CHATILLON NOTRE RESPONSABLE LOGISTIQUE ET PROTOCOLE)

- HUBERT de CANECAUDE

- JACQUES CHAMPENOIS

-SERVAN LE BEC (BEAU-FRERE DE JACQUES GOILLANDEAU NOTRE SECRETAIRE PREFERE)

MERCI DE VOTRE ATTENTION, BONNE NAV’ COMME DISENT LES MARINS VERS DE NOUVELLES AVENTURES PASSION’NANTES ET PERDONS NOUS AU FIL DE LA LOIRE ET NAGEONS DE BONHEUR

 

St Etienne de Montluc

 

Ecluse de Vair.

Le marais de la Grande Vallée.  Il ne faut pas oublier que nous sommes les héritiers d'aménagement hydraulique conçu au XIIe siècle par les moines. Ce système remarquable de régulation et d'irrigation est fondé sur des échanges alternatifs entre le Marais et le fleuve. Les 18 000 ha appartenant à 7000 propriétaires montrent bien la complexité du partage de cette eau précieuse..

 

Cordemais 

 

La centrale de Cordemais est un élément-clé pour  EDF . Ses plus hautes cheminées ont une hauteur de 220 m. Cette centrale a été construite en 1960, la troisième tranche date des années 80. Elle fonctionne au fuel et au charbon  et sa capacité de production est de 2600 MW . La « désulfuration »est réalisée par adjonction de calcaire à l’eau de lavage. La réaction entre le calcaire et le souffre produit un précipité qui est du gypse avec lequel on produit du plâtre. Les travaux considérables ont été réalisés dans le cadre de la lutte contre la pollution. Les déchets sont transformés en gypse et permettre ainsi la création d'une usine de plâtre à destination du bâtiment. Le charbon vient de l'Australie et l'Afrique du Sud. Les bateaux arrivent à Montoir  et ils transfèrent leur cargaison sur des barges de 5500 t chacune . Ceci représente donc de nombreux camions en moins et permettent de stocker le charbon en cas de nécessité. Cette activité de transport fluvial est une activité de la Compagnie  Ligérienne.

 

À la pointe de l'étier on peut voir la tour- cheminée – avec une maisonnette sur le sommet, construite dans le cadre du festival de l’estuaire de  la Loire  ( 2007) qui peut servir ponctuellement de logement dans le cadre du tourisme local.

 

Port de Cordemais

 

Cordemais  ville ancienne, port de pêche, élevage du cheval, Prairies, herbe d'excellente qualité, hippodrome . C’est la  limite de salure des eaux  mais  également, séparation du domaine d'intervention entre les affaires maritimes et du ministère de l'agriculture d’ou certaines  confusions.

 

À l'horizon, parallèle à la Loire, on peut distinguer le sillon de Bretagne,  faille du massif armoricain. Il s'arrête à  Nantes à la butte Ste Anne.

 

L’eau douce et l’eau salée  de l’estuaire génèrent  des couloirs de migration pour les poissons qui vont d'un côté vers l'autre : alose, lamproie, civelle, anguille. Bien entendu cette limite n’empêche pas le bouchon vaseux de se déplacer. En fonction de l’étiage du fleuve, il peut remonter jusqu’à Mauves et Ancenis.

les vasières

 

Le cœur de l’Estuaire

 

Savenay

 

A la suite, au niveau de la balise 36, on aperçoit la ville de Savenay sur les contreforts du sillon de Bretagne au Nord.

Clocher, quelques iles . ile du carnet  qui fut l’objet, il y a 20 ans, d’un  projet  de centrale nucléaire en 1990. Un bras de Loire destiné (un peu rapidement)  pour la centrale nucléaire  a été creusé    (et rebouché) suite aux multiples incidents  et des réactions  provoqués par les  habitants et les écologistes  qui refusaient cette centrale nucléaire dans cette zone.   Il y avait une percée naturelle, un étier, une écluse du canal de la Martinière . 

 

Guerre de Vendée  bataille de Savenay en 1793

 

Église de Lavau  sur Loire

 Elle date du XIIe siècle.  Au Nord on distingue l’église de LAVAU dont le clocher a été refait à la suite d’une destruction due à la foudre vers 1995.  C’était  un port il y a 100 ans.

.La Chapelle Launay

L'abbaye de Blanche Couronne fondée  au XIIe siècle illustre la vie des moines cisterciens puis bénédictins basée sur l'agriculture et l'exploitation des ressources du fleuve. Actuellement une mise en valeur est en cours suit au classement au titre des monuments historiques.

  

Paimboeuf     (et    Historiens du Pays de Retz   et encore)  

 

Industries locales actives : Zircotube , Cezus, Areva . Reconversion de ex Pechiney, usine pour fabriquer des tubes en zirconium, 400 salariés . 

 Au XVIIIe et XIXe siècle   la rade de Paimboeuf  sert  aux  transbordement des  bateaux  vers des  barges,

.

 

c'est  actuellement une petite ville de 3 000 habitants mais il y a 100 ans c'était une ville de 10 000 habitants. Au XIXe siècle Paimboeuf a perdu brutalement son statut d'avant-port de Nantes au profit de celui de Saint-Nazaire.  Nous voyons sur le quai des maisons du 18e et nous apercevons un toit d’église néo byzantine.

 

Paimboeuf était l’avant port de transbordement de Nantes. Les navires restaient sur rade et déchargeaient leurs marchandises dans des gabares.

La largeur de l'estuaire de 2 km , ici. C’est une rade naturelle très bien protégée. L’impression d’être en pleine mer est presque réelle.

 

La construction navale y était assez importante.   Nous reviendrons sur cette ville au retour.

Historique de Paimboeuf

 

Donges

 

Visite-11---Estuaire-de-la-Loire-1548.JPG

Ancien village implanté au bord de la Loire au 11è siècle dans laquelle des vendéens viendront s’y réfugier lors de la guerre de Vendée. Donges  a subi de très importants bombardements pendant la deuxième guerre mondiale, elle a été reconstruite un peu plus loin. L’église construite en béton armé  sitôt après la seconde guerre,  présente un intérêt architectural particulier.

Église de Donges ,

La ville a dû reculer de 2 km

 

Dès 1928, Donges accueille une raffinerie de  pétrole. Elle  est devenue  la deuxième  de France. Capacité de produire 11 000 000 de tonnes de pétrole brut. Un tiers du tonnage est  expédié par route ou par bateau. vers d’autres régions. 50 % la capacité du port de Nantes-Saint-Nazaire concerne le pétrole. 

 

Réserve stratégique du pétrole essence fioul etc. réserve  théorique correspondant à  90 jours de consommation.

Le chenal 13 m de tirant d'eau permet à Certains tanker de se rendre à Donges.  Certains ont une capacité de 200 000 tonnes. Pour ce genre de navire  il faut  30 aussières  pour le maintenir à quai.

 

Les industries portuaires du fleuve

 

Montoir

 

La raffinerie édifiée au bord de la Loire produit 11 millions de tonnes de brut.

 

* Terminal agroalimentaire (vrac et  liquide) :

importation de soja, colza, arachide.

exportations : orge et blé

 

* Terminal méthanier mis en service en 1980

Il existe un trafic régulier  avec l’Algérie et le Nigéria.

Le gaz naturel  est transporté  à l’état liquide  car  le volume du  liquide est   600 fois plus faible que  celui ci à l’état gazeux. Pour le transporter à l’état liquide sa température est abaissée de - 163° . Cette technique a été mise au point par les laboratoires GDF de la Roche Maurice. Les trois cuves à gaz liquide  sont en béton précontraint.

Le réchauffage  du produit liquide se fait par une circulation de l’eau de Loire à travers de longs tuyaux. Il redevient gazeux après ce traitement. Une bonbonne de 125 000 m³ correspond à l'alimentation en gaz de la ville d'Angers pendant un an.

 

* Terminal à containeurs  où nous remarquons trois portiques de manutention.

L’organisation du  transport maritime  pour ces conteneurs permet de mettre en réseau  400 ports dans le monde. 

Un navire peut transporter 4000 boîtes conteneurs. 

 

* Terminal roulier – RORO-

* construction navale, réparations navales

 

La zone maritime : St Nazaire et  l’Estuaire externe

 

Le pont de Saint-Nazaire

 

Ouvert à la circulation en 1975. Il remplace l'ancien bac de Mindin et il relie les villes de Saint-Nazaire et de Saint Brevin. Il correspond à une prouesse technique. Il est à l'époque le plus grand pont au monde avec des haubans,. Long de 3356 m avec une partie centrale métallique de 720 m il possède un tirant d'air de 61m. Il permet l'accès aux infrastructures portuaires de Montoir  et de Donges  pour tous les navires qui doivent y passer.

 

 

12H  30 Déjeuner

 

Nous longeons ensuite le Chantier de l’Atlantique, puis les entrées des bassins de Saint Nazaire et poursuivons notre route jusqu’à la pointe de Ville Martin où nous faisons demi-tour pour revenir vers Paimboeuf.  Pendant le déjeuner les plateaux repas sont  distribués et tandis que le bateau refranchit le Pont de Saint Nazaire en direction de Paimboeuf chacun profite de son plateau repas.

 

Apéro : vin blanc de Loire (merci Gonzague et Jacques).

Le traiteur BRISON a bien fait les choses ( Gonzague aussi). Très bonne présentation. Parfois il fallait être un peu équilibriste  pour tenir son plateau, son verre… encore  heureux qu’il est fait beau … et l’Esther  est un joli bateau… Le service a été particulièrement rapide. Le vin rouge de Loire  a mis un peu de gaité dans certains groupes… Les volontaires pour la mise en place  des plateaux repas ont été nombreux. Merci à tous. Pendant le rangement des plateaux, le café réchauffait l’atmosphère  et en quelques minutes le soleil est apparu. Il ne nous quittera plus de la journée.

Certains ont regretté le manque de digestif… ce sera pour une autre fois.

Afin de visiter  la rade tout en mangeant nous avons navigué à vitesse réduite. Comme vous pourrez le constater la sieste était la bienvenue pour de nombreux amateurs de vin blanc… et d’air marin. Fatigue ?, analyse ? , méditation transcendantale ?.

 

St Nazaire

 

Saint-Nazaire était à l’origine essentiellement un port de lamaneurs et de pilotes de Loire, qui , à l’origine guidaient les bateaux de commerce dans l'estuaire. En 1838,St Nazaire a été retenu au détriment de Paimboeuf pour la construction de bassins à flot. Le développement de la ville est du à la décision de Napoléon III.

L’arrivée du chemin de fer en 1856  va lancer les activités de ce nouveau port. La zone dédiée à la construction navale dédiée s'étend sur 150 ha gagnés sur les eaux.

 

La Première Guerre mondiale

La ville est  alors un port important de débarquement des troupes américaines..

L'entre-deux-guerres

La construction aéronautique fait son apparition dès 1922 sur le site des chantiers navals qui, pour diversifier sa production, construit des hydravions. En 1936, l'entreprise est nationalisée, et les programmes militaires assurent le développement de l'activité.

[F2] La Seconde Guerre mondiale

Base de sous-marins de Saint-Nazaire. Elle abrite aujourd'hui un musée et différents commerces

En 1940, avec l’invasion nazie, le débarcadère de la Compagnie générale transatlantique sur la darse est détruit et d'énormes bunkers sont construits par l'Organisation Todt pour créer une base de sous-marins allemands.

En mars 1942, l'Opération Chariot permit à un commando britannique d'endommager la Forme Joubert de manière à empêcher les cuirassés allemands de pouvoir y être réparés. Le bassin ne sera réparé qu'à la fin de la guerre.

En 1943, la ville est détruite sous les bombardements. En 1943, la ville est évacuée. Lors des semaines qui suivirent le Débarquement de Normandie, la concentration de troupes allemandes dans la région fut telle que les Alliés créèrent un front, laissant les troupes allemandes et les populations civiles dans la Poche de Saint-Nazaire. Celle-ci ne fut libérée que trois jours après la capitulation nazie, soit le 11 mai 1945. Ainsi, Saint-Nazaire est l’une des dernières villes libérées en Europe.

Du fait des nombreux bombardements alliés destinés à détruire la base sous-marine, la ville fut rasée à 80%. D’ou son allure de  Brest, Cherbourg, Lorient, Le Havre et d’autre villes reconstruite  dans l’urgence..

La tragédie du Lancastria

Le Lancastria est un paquebot transatlantique britannique coulé lors de la Seconde Guerre mondiale. Ce paquebot de 170 mètres de long, lancé en 1922, appartenait à la compagnie britannique Cunard Line.

Comme de nombreux navires, il avait été réquisitionné à la déclaration de guerre. Le 17 juin 1940, il était chargé de participer à l'évacuation des 40 000 soldats britanniques encore sur le territoire français ainsi que de réfugiés civils.

Dans la nuit du 17 juin 1940, au large de Saint-Nazaire, le Lancastria, est bombardé par quatre avions Junkers Ju 88 allemands. La malchance fait qu'une bombe tombe dans la cheminée du navire. Le navire coule en 24 minutes.

Le naufrage du Lancastria fait état de 1728 victimes en grande majorité des soldats britanniques. On ne peut savoir très exactement combien de passagers se trouvaient à bord, les documents de bord étant encore sous le secret militaire jusqu'en 2040, mais on sait, qu'à cause des circonstances de la débâcle, aucune consigne de limite du nombre d'embarquement n'avait été édictée alors que la capacité normale du paquebot était de 3 000 personnes. On compte 2 477 rescapés de cette catastrophe longtemps occultée. Il s'agit de l'un des naufrages les plus meurtriers de l'histoire.

Qui dit Saint-Nazaire dit chantiers. Les chantiers de l'Atlantique ont cédé la place à STX. Ceux ci  se sont spécialisés dans la construction préfabriquée. Plusieurs équipes travaillent sur des tronçons différents, puis les assemblent .Cette technique permet de gagner du temps .

 

Des paquebots renommés ont été fabriqués dans ces chantiers : le Normandie (1935), le France (1962) et le Queen Mary  2 (2004), ils entreront dans la légende.

 

 Le malaise  économique mondial existe  encore  , et elle a des répercutions  locales même si de nombreuses entreprises de ce secteur géographique sont particulièrement actives : SIDES,  AIRBUS,  etc….

 

L'après-guerre

 La reconstruction de la ville fut assurée dès 1945 par l'architecte Prix de Rome  Noël Le Maresquier. Il était, beau-frère de Michel Debré ancien Premier Ministre du Gal de Gaulle. Tous 2 possédaient une villa à Préfailles.

La ville est devenue un véritable port. Les deux Chambres de Commerce,  Nantes et St Nazaire,  se sont rapprochées  et on créé officiellement la suite du port autonome  par  un «grand port maritime ».Cette initiative pourrait avoir d’heureuses conséquences futures.

 

13H30 : Le retour vers Nantes

 

La découverte est la même qu’à l’aller mais la luminosité est meilleure.

 

"Le Pasquiaud"   pasquiaud

Propriété de Charles Le Roux (1814-1895) à Corsept, près de Paimboeuf présenté par Eric  de Chaillé.

 

« Charles Le Roux était le grand-père de ma grand-mère maternelle. Il vivait à Cerizay dans sa propriété du Soulier en Deux Sèvres dont il  était député. Homme politique, mais aussi et surtout artiste peintre, élève de l'école de Barbizon, il a peint environ 700 tableaux figuratifs représentant des paysages des Deux Sèvres et des bords de Loire, notamment autour du Pasquiaud. On dit qu'il avait aussi un atelier dans les greniers de l'Assemblée ! .Fortuné, il n'a pas été contraint de vendre ses tableaux de son vivant et c'est, en partie, la raison pour laquelle sa côte n'a jamais atteint le niveau d'autres peintres figuratifs de son époque, de son école et de son niveau.

 

La plupart des tableaux sont aujourd'hui chez ses descendants. Parfois, quelques uns apparaissent dans des ventes. Nous pensons qu'ils avaient probablement été offerts par mon aïeul. La famille s'empresse de les racheter.

Au Pasquiaud, Charles Le Roux venait l'été et recevait ses amis peintres. Ses descendants, mes cousins, ont vendu cette propriété, simple petit manoir qui aspecte la Loire en aval de Paimboeuf, il y a une quinzaine d'année à la ville de Paimboeuf qui en a fait un endroit de repos et de convivialité pour les personnes âgées. Du perron, la vue est magnifique sur la Loire, mais aussi...sur les bobèches des cheminées de la Raffinerie de Donges et l'odeur par vents d'Est justifie de ne pas choisir cet endroit pour y résider...

 

Lors de la restauration, une femme habitant Paimboeuf et passionnée de peinture s'est intéressée à Charles Le Roux. Elle a suivi assidûment les travaux dans l'espoir de découvrir quelque chose. Elle ne fut pas déçue, car le jour où les ouvriers commencèrent à travailler dans la salle à manger, et en particulier à gratter l'enduit des murs, quelques couleurs apparurent. Elle réussit à faire stopper immédiatement les travaux, prévint aussitôt le Louvre qui dépêcha un spécialiste, lequel eût vite fait de découvrir et attribuer à Corot ces oeuvres peintes directement sur les murs. Elles ne sont bien sûr pas signées. Elles représentent des bouquets de fleurs d'été.

 

Quand Le Pasquiaud est ouvert, elles sont visibles aujourd'hui, toujours sur les murs mais protégées par un vitrage. Sinon, il faut prendre RDV, au préalable, avec la mairie de Paimboeuf. Plusieurs tableaux de Charles Le Roux sont au musée de Nantes et au musée d'Orsay (impressionnistes) »

 

Visite de Paimboeuf

 

Nous sommes déjà passés devant cette petite ville à l’aller mais il était prévu d’y accoster et de visiter la ville.

 

Rôle de Colbert et de sa vision  du grand commerce maritime à l’époque.  Les navires chargés  sont incapables de remonter l’estuaire jusqu’à Nantes donc  la solution  consistait à la création d'un avant-port. La loire est un fleuve sauvage avec de nombreux bancs de sable. Lesquels se déplacent au fil des courants.  

Couëron était  également un avant-port avec Paimboeuf  mais ce dernier fut  un  haut lieu de l'accueil et de l'avitaillement des bateaux.

 

Fin 18° elle présentait une population de 10 000 habitants alors que Nantes en avait 70 000.

Napoléon 1er y est venu le 8/8/1808 transporté par un navire propulsé par 28 rameurs, pour se rendre compte s’il fallait y implanter un port d’estuaire. Finalement c’est le port de Saint Nazaire qui a été choisi en 1850 avec l’arrivée en ce lieu du Chemin de fer.

 Un certain nombre d’industriels nantais s’est  opposé vivement à la réduction des activités portuaires de Nantes.

La ville présente actuellement une population de 3 000 Habitants.

C'était un port franc  mais il n'y avait pas d'infrastructures. les navires restaient sur rade. Elle est centrée sur le transbordement des marchandises. Le rôle des gabares était important.

Le nom des rues rappelle la mer, les bateaux et la vie à bord.

 

Afin de perturber gentiment cette paisible bourgade, et soucieux de montrer aux habitants de Paimboeuf qu’ils avaient beaucoup de chances de vivre au calme, quelques membres jaloux se sont regroupés.  La manifestation organisée par certains membres de Passion’Nantes a perturbé mais de façon très très zen les 3 maisons du centre de la ville. Le leader de ce mouvement  a été particulièrement actif. Il a crié  entre autre « vive Passion’Nantes», il s’agit d’un récidiviste :   H de la V, bien connu des divers services nantais. Selon la CGT les manifestants était plus de 300, selon la préfecture de Police ils étaient 3.  Selon nos estimations le groupe était de 49 personnes très précisément.

 

L'arrivée du chemin de fer à bouleversé l'ensemble des projets. La destination finale de Nantes pour les bateaux était devenue inutile. Ils s'arrêtaient donc à Saint-Nazaire et le train direct permettait de transférer  (et vice versa) les produits  venus par bateau à destination de Nantes ou de toutes les autres villes de France.

 

 Après être passés par un petit  passage, nous atteignons la rue principale commerçante, actuellement rue du Général de Gaulle. Puis nous poursuivons notre visite en passant devant le siège de l’ancienne sous-préfecture, la place du marché, ex place des champs Elysées, l’Hôpital Général, fondé par lettres patentes en 1696. La chapelle édifiée en 1747 dont le clocher en ardoises a été implanté sur un toit en tuiles. L’église Saint Louis de style Néo-Byzantin pour laquelle les architectes, ont proposé

Published by Passion'Nantes - dans Passion'Nantes

Agenda des prochaines visites

mardi 07 mar 2017: Pornic

jeudi 11 mai 2017 : Saumur Cadre Noir

jeudi 08 juin 2017 : Lohéac musée automobile

mardi 10 oct 2017:  Les Pépinières de l'Erdre

mardi 14 nov 2017: L'opération Chariot (St Nazaire)

 

 

 

Visites : réponse aux invitations