24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 14:18

   

Cimetière Miséricorde


 visite-19---cimetiere-Misericorde 0327A chaque fois qu’un texte est bleui, vous pouvez accéder au lien en  pointant votre souris sur le  mot choisi  et en cliquant sur la touche CTRL – en bas à gauche du clavier - en même temps que vous appuyez sur la touche entrée

 


 

Les 32 membres présents de PASSION’NANTES  vont déambuler sur les  9 ha du Cimetière Miséricorde et abritant 16 000 tombes et près de 30 000 corps... visite-19---cimetiere-Misericorde 0294Répartis en 2  groupes sous la houlette de Madame Catherine Olart  et de Ghislain, nous avons slalomé entre les pierres tombales.  Nous y avons retrouvé les pionniers qui ont participé à l’essor de  la ville. De nombreux noms que nous lisons sur les pierres ont déjà été évoqués lors de nos diverses visites.  Nous  y retrouvons la trace de la plupart des  personnages  illustres qui ont marqué la ville de Nantes ou de leurs descendants. visite-19---cimetiere-Misericorde 0305


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D'autres les cherchent partout...visite-19---cimetiere-Misericorde 0310

 

 

 

Pour le déjeuner nous avons retrouvé le restaurant La Cour Talensac déjà utilisé pour notre Assemblée Générale .


Eric nous a confirmé quelques dates de sorties et  il a fait appel pour des candidatures du futur bureau de Passion’Nantes.


Les deux nouveaux membres se sont présentés :

 

Arnaud de la Source.Copie de IMG 0291

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                        

                                                                             Tanneguy de Charette    PNMiséricorde 20111108 5066 001

Nous leur souhaitons la bienvennue.        

 


Historique du cimetière de Miséricorde

En 1026 est fondée la chapelle de Miséricorde. Selon la légende, elle aurait été édifiée en hommage à trois chevaliers ayant combattu un dragon de grande taille sévissant dans la forêt qui recouvrait autrefois la zone du Marchix. La mâchoire du dragon aurait été conservée dans une boite métallique qui faisait partie du trésor de la cathédrale de Nantes. En 1791 la municipalité de Nantes achète la tenue maraîchère de la Miséricorde, qui tenait son nom de la chapelle dépendant de la paroisse Saint-Similien. Sur ce terrain - destiné à accueillir les défunts des paroisses de Notre-Dame, Saint-Nicolas et Saint-Similien - est implanté le cimetière Miséricorde. Le premier hôte en a été un certain Jean Clouet, inhumé le 3 mai 1793. Ravagé au cours de la Guerre de Vendée, il renaît quelques années plus tard. Il est pourvu d'un mur de clôture et d'un portail en bois conçu par l'architecte Mathurin Pécot en 1803.

En 1837, le cimetière est considéré comme « le plus beau » de Nantes ; aussi le conseil municipal décide de doter l'entrée d'une grille monumentale. En 1829 le cimetière souffre du manque de place, on procède à des inhumations par deux dans la même fosse. La mairie achète alors un terrain assez cher mais jouxtant le cimetière, augmentant la surface de celui-ci des deux tiers à partir de 1830.

La surface totale du cimetière Miséricorde atteint près de 9 hectares.


La visite du cimetière

Passé le portail monumental, ses chimères et guirlandes sculptées dans le tuffeau, on entre par la rue du Bourget dans un sanctuaire. Le Christ gisant face à la conciergerie dans un parterre de buis et houx, rappelle aux mortels qu'ils sont dans un lieu de recueillement, cadre de la communion durable entre vivants et défunts.

La chapelle disparue a laissé, depuis novembre 1791, place au cimetière général et à sa majestueuse allée bordée de tilleuls et de cyprès où s'aligne une soixantaine de mausolées au style néo-gothique construits en l'honneur de grandes familles nantaises. visite-19---cimetiere-Misericorde 0326 Planté de frênes, de camélias, cèdres, aubépines, érables, lauriers et d'un unique palmier, le lieu de sépultures fleuries de gerbes et couronnes a dû être agrandi à quatre reprises pour atteindre neuf hectares.

Quelques hôtes célèbres : Ils ont fait l’histoire de Nantes... ( rappel de quelques noms)…pour en savoir plus : fleche de la souris + CTRL+entrée

A gauche de l'entrée principale, la partie la plus ancienne, composée des cimetières juif et protestant que borde le cimetière particulier de la famille Durand-Gasselin (première concession créée le 28 mars 1822), est celle où reposent le plus de personnalités nantaises.

Traverser les allées donne l'occasion d'évoquer le souvenir de quelques illustres hommes politiques : Normand, Guist'hau, Sibylle, Leloup...d'industriels: Gengembre, Babin-Chevaye, Bureau... de bienfaiteurs: Garnier de Silly, Berruyer... d'urbanistes : Ceineray, Chenantais, Orieux... d'artistes: Delaunay, Le Roux...  ( lien vers de nombreuses familles locales).


Parmi les noms les plus connus inscrits sur les stèles de la Miséricorde : Guist'hau (qui fut aussi député et ministre), Ceineray, Chenantais, Henri Gosse (frère Camille de Jésus) Livet, Mellinet, Cambronne, Mangin (famille fondatrice du Phare de la Loire), Bellamy, Cassegrain, Decré, Dubigeon, Grandjouan, Lefèvre-Utile, Say, Pierre Henri Charpentier, Jean-Maurice Étienne Amieux, Paul Eudel, René Waldeck-Rousseau, la famille Dobrée, Jules-Élie Delaunay, Jean Simon Voruz ,fondeur dont les plaques d’égouts ont fait la fortune , les parents et la sœur de Jules Verne, Jean Baptiste Fidèle Bréa, Le notaire Louis Pommeraye eut moins de chance dans ses affaires. Il mourut dans la misère après avoir créé le passage Pommeraye qui fait toujours la gloire du patrimoine nantais, Pierre Haudaudine, Frédéric Cailliaud, René Guiné, Léon Jost, Alexandre Fourny. L'existence de la tombe de Mathurin Crucy, dans un certain état d'abandon, est mentionnée par un article de L'Ouest-Éclair du 3 novembre 1936. La première victime du devoir enterrée à Miséricorde est Pierre Jamoneau, un pompier volontaire, boulanger puis chauffeur de la société Lefèvre-Utile de profession, mort à 29 ans le 27 décembre 1892 des suites des brûlures subies en combattant « l'incendie de la rue Crucy ». Lotz , le fabricant de machines à vapeur et notamment du premier véhicule de transports en commun . Et encore le raffineur Say. René-Waldeck Rousseau, Paul Bellamy, ou encore le député Babin-Chevaye.

Dans le carré israélite on trouve la tombe de Salomon Kétorza, qui en 1898 fait découvrir le cinéma à Nantes en installant un cinéma ambulant, avant de créer en 1920 le cinéma Katorza qui en 2010 est toujours en activité.

les militaires

Il y a les militaires, des généraux Mellinet, Cambronne, Bréa au capitaine aventureux Charles-François surnommé le « dromadaire d’Égypte » en passant par le garde national Pierre Haudaudine.

Et tous les autres...

Il y a aussi tous ceux, (artistes, résistants, syndicalistes, etc.), un peu moins connus du grand public, dont l’action n’en a pas moins été remarquable. Évoquons juste le Dr des pauvres, Camille Berruyer ou la femme médecin Yvonne Pouzin, spécialisée dans le traitement de la tuberculose.

D'autres anonymes et martyrs d'épidémies ou de guerres ont depuis rejoint ce jardin terrestre tel Léon Jost et Alexandre Fourny fusillés parmi les cinquante otages le 22 octobre 1941. Sur la tombe de ce dernier, un monument a été érigé.

Médailles polies, bustes de bronze, stèles ouvragées, effigies mortuaires, sépulcres de Livet, Bouhier, Mellinet, Cambronne, Mangin, Bellamy... Ce sont ces Nantais d'hier qui constituent la mémoire de la ville.  C'est une partie de l'histoire nantaise qui se lit sur les tombes du cimetière de la Miséricorde


La sépulture de Frère Camille de Jésus


visite-19---cimetiere-Misericorde 0337visite-19---cimetiere-Misericorde 0338Plus loin à droite, au milieu d'autres tombes, la sépulture de Henri Gosse, en religion Frère Camille de Jésus, est la plus visitée.  Depuis sa mort le 5 février 1915, sa modeste pierre tombale devenue un lieu de culte, couverte de fleurs et de remerciements apportés par des pèlerins venus demander quelques grâces spirituelles et temporelles.


Un autre personnage connu inhumé dans ce cimetière :  Charles Leroux

Marie-Guillaume Charles Le Roux est un artiste peintre paysagiste du 19e siècle , (1814-1895), né et mort à Nantes, passionné de la Loire et de ses environs, et des paysages du bocage des Deux-Sèvres. Charles Le Roux a investi toute sa vie dans la réalisation de peintures de bords de Loire et dans ses activités d'homme politique local.

Charles le Roux est un paysagiste proche de l'école de Barbizon, il est un habitué des salons parisiens et c'est également un homme agricole qui s' attache à la modernisation de l' agriculture . Il décède à Nantes le 27 février 1895, 6 rue de l'Héronnière et est inhumé au cimetière Miséricorde où sa tombe est toujours visible .


Monuments particuliers

PNMiséricorde 20111108 5089 024La colonne du 30 juillet 1830, élevée en hommage à dix martyrs de la Révolution, sur son socle de granit, est un monument commémoratif coiffé d'une coupole, d'une urne sculptés par Suc rappelle aux générations présentes le courage des défenseurs de nos libertés.

Ce mausolée a été édifié à la mémoire de dix nantais tués par la troupe le 30 juillet 1830 lors d'une manifestation place Louis XVI (devenue depuis place du Maréchal-Foch). Le 25 juillet 1830, une ordonnance modifie la règle de composition du Collège électoral, point de départ des Trois Glorieuses. Ainsi éliminée, la bourgeoisie commerçante et industrielle nantaise, qui prend connaissance des faits avec quelques jours de décalage dus au temps nécessaire à la communication de l'époque, manifeste le 29 juillet place de la Comédie (actuelle place Graslin), opération au terme de laquelle quinze arrestations ont lieu. Le lendemain, 150 personnes, dont certaines armées, manifestent devant le bâtiment où siège l'État-Major. Un coup de feu est tiré, la riposte de la troupe est immédiate, entraînant les dix décès. Une souscription publique organisée par Le Journal de Nantes est levée pour la construction d'un monument, où les victimes honorées sont inhumées le 23 mars 1831.


Place des sépultures religieuses autres que catholiques


Lieux d'inhumation israélites

La localisation précise du premier cimetière juif, dont la trace écrite apparaît sur un vieil inventaire du prieuré se référant à un document de 1231, est difficile. Ce lieu est acheté à titre privé par un Juif pour son activité professionnelle de pompes funèbres. Le massacre des Juifs de Nantes en 1236, suivi d'un édit de bannissement des Juifs de Bretagne prononcé par le duc Jean le Roux en 1240, provoqua la disparition de la communauté juive de la ville. Seules les dépouilles de Juifs de passage, commerçants itinérants, colporteurs, y sont inhumées.

Avec l'apparition du protestantisme et jusque dans les années 1870, le carré juif était enclavé dans la partie réservée aux protestants. 


Accueil des sépultures non-catholiques

Le premier lieu d'inhumation des Protestants (Calvinistes) fut au début du XVIIe siècle le cimetière Saint-Cyric, ancien lieu de sépulture de l'église Saint-Cyr et Sainte Julitte (motte Saint-André) rasée par Pierre Mauclerc au XIIIe siècle. Une nouvelle église est construite, avec un nouveau cimetière, tandis que l'ancien est abandonné. En 1601, c'est ce lieu qui est accordé aux Protestants, malgré la vive opposition des paroissiens catholiques qui refusent de céder ce terrain pourtant inutilisé.

La partie la plus ancienne, située à gauche de l'entrée principale, accueille les cimetières juif et protestant. Jusque dans les années 1870, le carré juif était enclavé dans la partie réservée aux protestants. Depuis la création de la zone réservée aux Israélites, ces tombes ont progressivement disparu ; il n'en restait qu'une en septembre 2009, celle du chocolatier Godefroy Goldstein (1794 - 1844).


Lieux d'inhumation musulmans

Des tombes musulmanes figurent dans le carré militaire de la Bouteillerie et parmi les tombes des victimes des bombardements de Nantes de 1943-1944 situées dans le cimetière de la Chauvinière. Une partie des Musulmans étant d'origine étrangère, des familles choisissent de faire rapatrier le corps de leurs défunts dans le pays de leur choix. Une partie croissante des Musulmans vivant à Nantes étant française, parfois depuis plusieurs générations, le transfert des corps est de moins en moins demandé. Les cimetières sont tenus d'accueillir les défunts de toutes confessions, . 


Conservation

Un travail de restauration est entamé en 2009 sur les sépultures les plus emblématiques. La première à suivre une cure de jeunesse est celle de Joseph-Fleury Chenantais, l'architecte à qui Nantes doit les plans de l'ancien Palais de Justice, la Manufacture des tabacs, l'église Notre-Dame de Bon-Port. Une partie des frais  est  assumée par la ville de Nantes et la fondation du patrimoine . Pour toutes les opérations de rénovation de ce projet, il est demandé aux éventuels propriétaires des tombes une participation financière proportionnelle à leurs revenus. La rénovation du monument Chenantais prend fin en septembre 2009, suivent celles concernant les sépultures de Pierre Cambronne, Désiré Colombe et Debay.

 

 

La Fondation du Patrimoine

visite-19---cimetiere-Misericorde 0323Dans ce cadre du cimetière, notre ami et membre Pierrick de Lélée 13, rue Contrescarpe - 44000 Nantes pierrick.delelee@wanadoo.fr  tel : 0614256394   nous a évoqué les travaux soutenus par la Fondation du Patrimoine. Via des  souscriptions il est possible de réaliser des travaux de conservation des tombes. Contactez  le.

Miséricorde, un condensé de Nantes

Au fil de la promenade, c’est l’histoire de Nantes qui se dessine. Or, plusieurs caveaux sont des concessions perpétuelles, c’est-à-dire qu’ils appartiennent à des familles qui les entretiennent plus ou moins, ou pas du tout. C’est ainsi qu’un patrimoine risque de tomber en ruine.

La ville en a pris conscience.


PNMiséricorde 20111108 5164 097En nous dirigeant vers le restaurant, un arrêt Place ViarmePNMiséricorde 20111108 5146 081

nous a rafraîchi la mémoire en évoquant Charrette et la guerre de Vendée. Sur le parking se la place on peut voir la croix  qui situe l'exact emplacement   de l'exécution du général vendéen.


 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                   

 

 

 

 

 

Quelques liens :

 

http://www.nantes.fr/misericorde

http://www.nantes.fr/mairie/cimetieres-nantais

Registre des   inhumations

Cimetières de Nantes

Photos

Video

 


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Agenda des prochaines visites

mardi 07 mar 2017: Pornic

jeudi 11 mai 2017 : Saumur Cadre Noir

jeudi 08 juin 2017 : Lohéac musée automobile

mardi 10 oct 2017:  Les Pépinières de l'Erdre

mardi 14 nov 2017: L'opération Chariot (St Nazaire)

 

 

 

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