11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 19:23

Les visites PASSION’NANTES

Mardi 8 octobre 2013

« Guérande, terre de sel »

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Les 2000 hectares des marais salants de Guérande et du Mès sont exploités par 350 paludiers. La mer irrigue le marais salant par l’étier au rythme quotidien des marées.

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 En période de récolte, (du 15/06 au 15/09), tous les quinze jours, lorsque le coefficient de marée est supérieur à 80, le paludier ouvre une trappe pour alimenter la « vasière », vaste réservoir de décantation.

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Sous l’effet d’une légère dénivellation, l’eau s’écoule ensuite à travers une suite de bassins aménagés dans l’argile : « cobiers »,  « fares » et « adernes ». 

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Grâce à l’action du soleil et de vent, l’eau s’échauffe, s’évapore, la teneur en sel augmente. Dans les « œillets », le sel se cristallise.

A la surface, il se forme une fine pellicule, c’est la fleur de sel que le paludier cueille avec la « lousse ».

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Le gros sel se récolte sur le fond argileux de l’œillet à l’aide d’un « las », il est transporté sur la « ladure » (petit espace en demi-cercle au milieu de l’œillet)

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Le sel marin est entreposé sur le « trémet », au bord de la saline, pendant toute la période de récolte pour former le « mulon » (tas de sel).

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Après un excellent déjeuner, Monsieur Joisic Lancien, Président de la Société des Amis de Guérande, nous présente la ville de Guérande et nous fait visiter la magnifique Collégiale St Aubin.

 

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La chaire extérieure du XVème

 

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C’est probablement avec l’arrivée des bretons, au 6e siècle, qu’est fondé un premier lieu de culte chrétien à l’emplacement du choeur de la collégiale actuelle. Il est dédié à saint Aubin, évêque d’Angers. Les reliques du saint pourraient avoir été obtenues dès 556 au moment de la translation de son sarcophage. L’église devient une magnifica basilica sous la protection de laquelle se regroupe une communauté d’habitants à l’origine de la cité médiévale.

L’ancienneté du collège de chanoines, peut-être fondé vers 860 par le roi breton Salomon, confère à l’église érigée en collégiale, tout au long du Moyen Age et à l’époque Moderne, un prestige qui la place, dans le diocèse, immédiatement après la cathédrale de Nantes.

Plusieurs édifices se sont succédés ; l’église romane, endommagée lors du sac de Guérande en 1342, laisse place à une église gothique des 14e et 15e siècles dont le chantier se poursuit à la Renaissance. En 1365, elle accueille les signataires du premier traité de Guérande alors que des réparations importantes sont encore à effectuer. La reconstruction se poursuit au 14e et au 15e siècle. Au 17e siècle, retables, stalles, jubé, autels, chaire et tableaux ajoutent les styles de la Réforme catholique au décor de la collégiale. Comme pour les 20 autres collégiales de Bretagne, la Révolution française supprime, en 1792, le collège des chanoines de Guérande. Devenue église paroissiale, ce n’est qu’en 1889 qu’un collège de chanoines est à nouveau établi. Aujourd’hui, l’église jouit encore de la dénomination de collégiale, même s’il n’y a plus de chapitre. La collégiale de Guérande est inscrite sur la première liste des Monuments historiques dressée par Prosper Mérimée en 1838.

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L’extérieur de l’église

La collégiale Saint-Aubin s’impose par ses dimensions, ses matériaux (le granit et l’ardoise) et le caractère «accidenté» de sa silhouette. Le décor architectural ciselé de pinacles* et de balcons ajourés, la présence d’un porche latéral et le long vaisseau intérieur percé de larges baies à chaque extrémité sont caractéristiques de l’architecture religieuse bretonne de la fin du Moyen Age et du début du 16e siècle. Le porche sud, ouvrant sur le cimetière qui entourait l’église jusqu’au 18e siècle, développe un décor Renaissance de niches et de pilastres. La façade occidentale de style gothique présente à sa base une particularité de certaines églises de Bretagne, une chaire extérieure, comme à Nantes, Fougères, Vitré et Le Guerno. Cependant, cette façade a été reconstruite à l’identique après l’effondrement en 1876 de la flèche néogothique érigée quatre ans plus tôt. Le clocher central a remplacé en 1903 un clocher plus trapu. Saillants sur le coteau guérandais, les clochers de la collégiale étaient utilisés comme amer pour la navigation. Au nord et au sud, les récents aménagements des places intègrent des oeuvres originales du plasticien Nicolas Fedorenko : une fontaine en bronze percée de trilobes, en écho au décor d’un bénitier de la collégiale, et une procession de statuettes, évocation des Guérandais du passé réunis par la mort autour de la Collégiale.

Une architecture « illusionniste »

A l’intérieur, le regard est d’abord attiré par la lumière des grandes baies du chevet dont les 3 pans correspondent aux 3 vaisseaux du choeur. Ce dernier apparait comme plus haut, plus long et plus éclairé qu’il n’est, par un effet « illusionniste ». Le surdimensionnement du choeur est à mettre en rapport avec le statut de cette église collégiale. Autrefois, la perception était différente : la voûte en charpente – le voûtement en pierre n’est réalisé qu’au 19e siècle  donnait plus de hauteur.

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 Formée de 5 travées, la nef avec ses 2 bas-côtés bordant le vaisseau central est remarquable par ses piliers romans aux chapiteaux historiés. Le programme iconographique est composé de grandes thématiques : le combat de l’Homme entre le Bien et le Mal, les vies des saints et des enseignements moraux comme la Rédemption par le travail. Inspirés de l’art roman du sud-ouest de la France, ces sculptures datent probablement de la fin du 12e siècle

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Restaurés pour la plupart au 19e siècle, les vitraux apportent lumière et enseignement religieux aux fidèles. Le plus ancien, datant du XIVème, narre les épisodes de la vie de saint Pierre. Il est remarquable par son exceptionnelle richesse de couleurs. Dans le chevet, le vitrail de Saint-Aubin du 16e siècle évoque notamment son intervention miraculeuse sous la forme d’un chevalier envoyé pour chasser les Normands. Le vitrail du couronnement de la Vierge au centre du chevet est datable du XVIIème.

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Vitrail de St Pierre (XIVème)


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Vitrail du Couronnement de la Vierge ( XVIIème, restaurations du XIXème)


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Vitrail du Rosaire, bleu de Guérande (XIXème)


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P.S.  Allez  voir les photos aériennes prises par Stéphane Cassin . Ultérieurement nous vous adresserons par mail un autre diaporama intitulé " Survol de la presqu'île Guérandaise"

   

Published by Passion'Nantes - dans Rapports - Comptes rendus

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jeudi 11 mai 2017 : Saumur Cadre Noir

jeudi 08 juin 2017 : Lohéac musée automobile

mardi 10 oct 2017:  Les Pépinières de l'Erdre

mardi 14 nov 2017: L'opération Chariot (St Nazaire)

 

 

 

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