5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 20:23

Les visites PASSION’NANTES

Mardi 2 février 2016

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«De la Cigale aux cariatides… »

 

Brasserie La Cigale

C’est l’architecte Emile Libaudière qui vers 1890 transforma ces locaux commerciaux en une brasserie, à la mode des années 1900 : l’Art Nouveau

Grace à l’enlèvement du plafond de l’entresol, l’architecte eut à disposition cette grande hauteur de plafond (7m) qui lui permit de développer toutes ces éléments exubérants, rythmés, pleins de démesure et si caractéristiques de ce style : céramiques coloriées, terres cuites, grandes glaces, bois vernis, sculptures, bronzes etc..

 La cigale : Brasserie Art nouveau de Nantes par Dominique van Huffel 

 

La Cigale connut bien des vicissitudes, jusqu’à être transformée en self service dans les années 1970. Mais classée Monument Historique elle échappa aux destructions, et, reprise en 1982 Mr Yannick Curty, elle retrouva sa première place de brasserie.

Ouverte 7/7 jusqu’à 2h du matin c’est LE lieu où on se retrouvent artistes, journalistes ou spectateurs du théâtre Graslin, avec Y. Curtis et son équipe de 50 personnes toujours aux commandes.

 

Théatre Graslin vers lequel nous nous tournons, pour évoquer le XVIII siècle, époque où Nantes était un grand port de commerce européen.

Bien sûr les âmes repentantes ne retiennent que le volet de la traite négrière, mais  l’activité maritime et commerciale de Nantes ne se limitait pas qu’à cela : Commerce du sucre, échange vers les Mascareignes, l’Inde et l’Extrême Orient.

Mais aujourd’hui, qui se souvient que Benjamin Franklin y débarqua des Etats Unis, que c’est de Nantes que Bougainville entrepris son tour du monde sur la Boudeuse, que de nombreux commerçant, à l’instigation de Louis XVI, contribuèrent à la guerre d’indépendance des Amériques etc..

Pendant cette période la ville doubla pour atteindre à 80 000 habitant et de nouveaux quartiers se créèrent.

Ainsi Jean Joseph Louis Graslin acheta les 10 hectares de la tenue de Bouvet et de la tenue de la Cagassais avec le projet de construire un nouveau quartier et de réaliser une opération immobilière.  Il en confia l’urbanisation à l’architecte de la ville : Mathurin Crucy.

On lui doit bien des réalisations telles que les percées comme la rue Crébillon, les places Royales et Graslin où fut élevé un théâtre de style néoclassique, inauguré en 1788.

Mathurin Crucy est également le promoteur du Cours Cambronne vers lequel nous nous dirigeons.

L’ensemble est construit sur un ancien couvent des Capucins, racheté comme Bien National sous la Révolution. C’est une sorte de lotissement de l’époque.

Les travaux commencés en 1793 reprirent timidement sous l’Empire pour ne s’achever qu’en 1 838

Au milieu de ce Cours s’élève la statue du Général Cambronne, commandant un bataillon de la Vielle Garde et laissé pour mort à Waterloo en 1815.

On lui attribue la paternité de sa fameuse réplique, mot qu’il a toujours dénié avoir prononcé. Mais Victor Hugo a achevé la « promotion » mondiale du Général en lui attribuant la réplique à Colville « la Garde meut et ne se rend pas »

Pas vexé il épousa son infirmière anglaise, Mary Osburn, 2 fois veuve de citoyens anglais. Elle était la fille d'un industriel propriétaire d'une manufacture d'indiennes à Glasgow en Ecosse.

Et puis dans un coin de la place un des « monuments » français les plus érigés dans le monde : une fontaine Wallace !, parce que le sculpteur, chargé par Sir Richard Wallace, de réaliser ces fontaines,  Charles Auguste Lebourg, était nantais. Et à Nantes il y a 5 fontaines Wallace.

Nos pas nous conduisent ensuite 8 rue de l'Héronnière où très aimablement Dominique et Chantal de Saint Roman nous ouvrent les grilles de l'Hôtel des Cariatides, qui vient de subir une très importante et heureuse restauration.

C’est certainement le plus bel immeuble du XIX à Nantes.

Construit par Louis Léonard Seheult, la façade comporte de très nombreuses allégories.

Le rez-de-chaussée illustre la civilisation romaine, le 1er étage l'Egypte, le 2ème étage la Grèce antique et le 3ème étage renvoie à l'architecture monumentale des thermes romains

De nombreuses terres cuites et autres motifs agrémentent la façade de ce superbe immeuble, véritable encyclopédie de l’héritage culturel qu’on avait encore au XIX.

Mais que la mélancolie de ce passé glorieux ne nous accable pas trop.

Nous nous dirigeons d’un pas alerte vers un autre temple de l’Occident, du XXème celui ci : l’Hippopotamus.

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Agenda des prochaines visites

mardi 07 mar 2017: Pornic

jeudi 11 mai 2017 : Saumur Cadre Noir

jeudi 08 juin 2017 : Lohéac musée automobile

mardi 10 oct 2017:  Les Pépinières de l'Erdre

mardi 14 nov 2017: L'opération Chariot (St Nazaire)

 

 

 

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