7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 22:22

               Les visites PASSION’NANTES

                 Vendredi 2 décembre 2016

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 « Hotel des Ventes  Couton-Veyrac-Jamault »

 

« Nous avons un métier dans lequel le mort n’est pas toujours une mauvaise nouvelle » … C’est avec humour - et réalisme ! - (cette citation qu’il fait sienne est du grand Maurice Rheims), compétence et disponibilité, que maître Henri Veyrac nous a présenté salle Coligny son métier de commissaire-priseur.

Avec passion aussi. Celle qu’il vit encore plus intensément lorsqu’il fait des découvertes comme à Saint-Florent-le-Vieil dans la succession de Louis Poirier – Julien Gracq – cette correspondance avec André Breton et ces dessins de René Magritte, ou bien comme au Sillon de Bretagne, ces beaux objets d’art africains au milieu d’un gentil bric à brac.

Professionnel indépendant assermenté (« officier ministériel »), le commissaire-priseur est, dit-il avec modestie, un « touche-à-tout » à qui il revient d’organiser des ventes à caractère publique, soit volontaires, soit sur décision de justice. Spontanément, on pense à ces ventes d’œuvres d’art (tableaux, ameublement, bijoux, orfèvrerie…) avec catalogue luxueux (le premier « vrai » fut édité pour la succession d’Eugène Delacroix en 1860).  Mais il ne faut pas rêver. Celles-ci ne représentent qu’une très faible part du chiffre global des ventes. Plus de 50% de celui-ci proviennent des ventes volontaires de véhicules… Très exceptionnellement des voitures de collection comme cette Ferrari récemment adjugée plus de 15 millions d’euros, le plus souvent de très ordinaires véhicules d’occasion.

A ce sujet, maître Veyrac évoquera une évolution en cours de sa profession. Lui qui aime le contact avec le vendeur (naïf ou averti), avec l’acheteur (passionné et/ou connaisseur), qui le marteau à la main aime faire vibrer les enchérisseurs, constate la dématérialisation galopante et… inéluctable des ventes. « Déjà 50% des véhicules sont vendus sans que les acheteurs ne soient physiquement présents ! » A cela s’ajoutent les évolutions législatives, avec dernièrement la loi Macron qui vise au regroupement des huissiers de justice et des commissaires-priseurs judiciaires sous le terme commun de commissaires de justice et qui seuls seraient chargés des ventes judiciaires.

Vendre ? acheter ? Au terme d’une exhaustive présentation historique commencée à Pompéi et terminée par les 20-22% des frais de ventes, en passant par la période révolutionnaire et la vente des bijoux de la couronne en 1887, nous avons été invités à retenir ces conseils : « Ne pas dire « Plus rien ne vaut rien ! » ou bien « vais-je faire une bonne affaire, un bon placement ? ». Non, ce n’est pas une activité de spéculateur, mais un domaine de passion que viennent agrémenter la beauté, la rareté, l’originalité. »

Les travaux pratiques, nous les avons eus l’après-midi à l’Hôtel des ventes de la rue de la Miséricorde avec maître Bertrand Couton, (commissaire-priseur associé avec Elisa Jamault). Il nous a aidés à « priser » la valeur d’un diamant, et à apprécier la diversité, la qualité et la richesse du millier de lots (moitié tableaux, objets d'Art, ameublement, moitié orfèvrerie, bijoux…) qui devaient constituer la très jolie vente de fin d’année des 6 et 7 décembre.

En cette belle, et un peu fraîche journée du 2 décembre (comme à Austerlitz ?), nous avons déjeuner au Bistrot à Gilles, notamment de délicieux cromesquis de foie gras, en accueillant nos deux petits nouveaux, Jérôme Hautdidier et François Louvard. Sans bizutage ils se sont vite et bien intégrés…

 

                          Patrice Desaubliaux

 

Published by Passion'Nantes - dans Rapports - Comptes rendus

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